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La marine allemande pourrait perdre la moitié de ses effectifs

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La marine allemande pourrait perdre la moitié de ses effectifs

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L'Allemagne a annoncé, dans le cadre de réductions budgétaires et d'un plan de réforme des armées, la suppression de 40.000 postes. Alors que Berlin songe à mettre fin au service national, la marine pourrait être particulièrement touchée puisque, selon certaines sources, elle pourrait perdre la moitié de ses effectifs. Actuellement, la flotte allemande compte environ 20.000 hommes, les matelots servant sur les bâtiments étant pour beaucoup des appelés. Début juin, la décision a été prise de désarmer immédiatement les 6 derniers sous-marins du type 206 A, ne conservant que les quatre unités récentes du type 212 A (auxquels s'ajouteront deux bâtiments supplémentaires en 2012 et 2013). Concernant la flotte de surface, le gros de la marine allemande consiste en 3 frégates lance-missiles du type 124 (classe Sachsen), 4 frégates du type 123 (classe Brandenburg) et 8 frégates du type 122 (classe Bremen). Si les 7 premières sont récentes, puisque mises en service entre 1994 et 2004, les Bremen sont plus anciennes (1982 à 1990). Alors qu'il était prévu de désarmer quatre premières frégates de ce type entre 2015 et 2017, il ne serait pas étonnant que des retraits interviennent prématurément. Les coupes budgétaires et la réduction significative des personnels posent d'ailleurs la question de l'avenir des frégates du type 125. Pour remplacer les Bremen, quatre de ces bâtiments ont été autorisés et quatre autres sont en option. Le maintien de ce format ne sera sans doute pas évident.
Concernant les bâtiments de combat plus faible tonnage, les 5 nouvelles corvettes du type 130 (classe Braunschweig) ne sont toujours pas en service. Ayant rencontré des problèmes sur l'appareil propulsif, ces navires ne devraient pas être opérationnels avant la fin 2011. Dans le même temps, on ne peut exclure que les 10 derniers patrouilleurs lance-missiles du type 143 A (classe Gepard), en service depuis 1982/1984, fassent les frais de la lutte contre les déficits publics. Il conviendra également de voir si la flotte de 20 chasseurs et dragueurs de mines (types 332, 333 et 352) sera maintenue en l'état. Enfin, du côté de la flotte logistique, la construction d'un troisième bâtiment du type 702 (classe Berlin) devrait entrainer le désarmement des pétroliers les plus anciens.