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La marine chinoise intègre officiellement son premier porte-avions

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Le premier porte-avions chinois a été livré le 25 septembre à l’armée populaire de Chine, au cours d'une imposante cérémonie à laquelle a participé le président Hu Jintao. Le bâtiment s’appelle finalement Liaoning, du nom d’une province du nord-est du pays. Long de 304 mètres et affichant un déplacement d’environ 60.000 tonnes en charge, ce navire, doté d’une piste oblique avec brins d’arrêt et d’un tremplin, devrait pouvoir embarquer 22 avions, des chasseurs-bombardiers J10 et des intercepteurs J15 (version chinoise du Su-33 russe).

 

27 ans après sa mise sur cale en Russie

 

Mis sur cale en 1985 aux chantiers de Nikolaev, en Ukraine, et lancé trois ans plus tard, l’ex-Varyag, qui devait être un sistership du Kuznetsov russe, a été racheté par la Chine en 2000, alors qu’il était à 70% d’achèvement. Alors qu’il s’agissait officiellement de la transformer en casino flottant, la coque a été remorquée en 2002 à Dalian, où les machines à sous ne furent jamais installées. En lieu et place, l’arsenal a entrepris d’achever le porte-avions, les travaux commençant véritablement en août 2005. Six ans plus tard, le navire a pris pour la première fois la mer à l’été 2011, débutant une longue période de tests. S’il est officiellement entré en service, le Liaoning est loin d’être opérationnel, et ne le sera sans doute pas avant plusieurs années. La marine et l’aéronautique navale chinoises vont, en effet, devoir passer par un long apprentissage de cet outil très complexe, qui nécessite un savoir-faire très particulier et long à acquérir. La volonté politique de Pékin de doter sa flotte d’un bâtiment de ce type, capable de projeter une force aérienne loin se ses bases, constitue néanmoins  un signal fort en faveur de la protection des intérêts chinois dans la région.

 

Petits frères à l’horizon

 

Le pays ne souhaite d’ailleurs pas en rester là puisqu’au moins un autre porte-avions dérivé du Liaoning (285 mètres, 64.000 tonnes) serait déjà en construction (projet 089) pour une mise à flot en 2015, la réalisation d’un autre étant évoquée. Les Chinois auraient, par ailleurs, l’intention de se doter, au cours de la prochaine décennie, d’un porte-avions à propulsion nucléaire (projet 085), qui pourrait s’appuyer sur le modèle de l’Ulyanovsk russe (300 mètres, 85.000 tonnes), mis sur cale en 1988 et abandonné en 1991 suite à l’effondrement de l’URSS.

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