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La Marine nationale change les appellations de nombreux bâtiments
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La Marine nationale change les appellations de nombreux bâtiments

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Fini les BPC, B2M, BSAH et autres FTI. La Marine nationale a décidé de revoir la nomenclature de la flotte de surface et donne de nouvelles appellations à une bonne partie de ses bâtiments. « Les nouvelles appellations par types de bâtiments permettront de mieux comprendre leur vocation opérationnelle et d’en faciliter la lisibilité », explique-t-on à l’état-major.

Dans cette perspective :

Les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) Mistral, Tonnerre et Dixmude, deviennent des Porte-Hélicoptères Amphibies (PHA).

Les cinq futures Frégates de Taille Intermédiaire (FTI), baptisées ainsi lors du développement du projet pour les distinguer des frégates multi-missions (FREMM), plus grandes et lourdes, sont renommées au passage Frégates de Défense et d’Intervention (FDI).

 

Les FTI deviennent des FDI (© NAVAL GROUP)

Les FTI deviennent des FDI (© NAVAL GROUP)

 

Pour ce qui est des patrouilleurs, le programme des Bâtiments de Surveillance et d’Intervention MARitimes (BATSIMAR) ayant été finalement scindé en deux, les 10 unités qui succèderont aux 9 anciens avisos du type A69, reclassés Patrouilleur de Haute Mer (PHM) en 2009, ainsi qu’aux 3 Patrouilleurs de Service Public (PSP) du type Flamant, seront appelés Patrouilleurs Océaniques (PO).

Pour l’Outre-mer, les trois PLG, dont l’acronyme signifiait initialement Patrouilleurs Légers Guyanais, deviennent les Patrouilleurs Antilles Guyane (PAG). En plus de La Confiance et de La Résolue, mises en service en 2017 à Cayenne, va en effet s’ajouter cette année une troisième unité, La Combattante, qui sera stationnée en Martinique.

 

Le PAG (ex-PLG) La Résolue (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le PAG (ex-PLG) La Résolue (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

 

Le nom de Patrouilleurs d’Outre-Mer (POM) est officialisé pour les six futures unités qui vont être commandées cette année afin de renouveler les moyens en Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et à La Réunion, où L’Astrolabe perd définitivement son acronyme initial (PLV pour Polar Logistic Vessel) au profit de PP (Patrouilleur Polaire).

En ce qui concerne les six Frégates de Surveillance (FS) du type Floréal, il a été envisagé d’abandonner le terme de frégate mais la marine a finalement décidé de le conserver tant il est ancré dans les esprits.

Appelés à succéder aux Bâtiments de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Marne, Var et Somme, les futurs navires logistiques, connus jusqu’ici sous le nom de leur programme, FLOTLOG, seront appelés Bâtiments Ravitailleurs de Force (BRF).

Du côté des autres unités de soutien, il y a aussi de nombreux changements.

Les quatre Bâtiments Multi-Missions (B2M) deviennent des Bâtiments de Soutien et d’Assistance Outre-Mer (BSAOM), alors que les quatre Bâtiments de Soutien et d’Assistance Hauturiers (BSAH) sont désormais appelés Bâtiments de Soutien et d’Assistance Métropolitains (BSAM). Même les navires civils affrétés auprès de sociétés privées y passent, les actuels Bâtiment de Soutien, d'Assistance et de Dépollution (BSAD) devenant des  Bâtiments de Soutien et d’Assistance Affrétés (BSAA).

 

 

Enfin, les quatre futurs bateau-mères chargés de mettre en œuvre les nouveaux systèmes de drones de guerre des mines seront appelés Bâtiments de Guerre Des Mines (BGDM). Ils succèderont aux actuels Chasseurs de Mines Tripartites (CMT), qui gardent leur acronyme comme les frégates de surveillance en raison d’habitudes ancrées depuis longtemps. Pas de changement non plus pour les Bâtiments Bases de Plongeurs Démineurs (BBPD) auxquels succèderont cinq nouvelles unités. 

Les autres appellations qui ne changent pas sont celles du porte-avions (PA), des frégates de défense aérienne (FDA), des frégates multi-missions à capacités de défense aérienne (FREMM DA), des frégates multi-missions (FREMM), des frégates du type La Fayette (FLF), des frégates de surveillance (FS), des patrouilleurs de haute mer (PHM), des patrouilleurs de service public (PSP), des chasseurs de mines tripartites (CMT), des bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR), du bâtiment d’essais et de mesure (BEM), des bâtiments hydro-océanographique (BHO) et hydrographiques (BO), ou encore des bâtiments école (BE). Il en va de même pour les remorqueurs d'intervention, d'assistance et de sauvtege (RIAS) Abeille Bourbon, Abeille Liberté, Abeille Flandre et Abeille Languedoc, qui sont affrétés par la marine. 

 

Le PA Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE - CLARISSE DUPONT)

Le PA Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE - CLARISSE DUPONT)

 

 

Au-delà des noms, la Marine nationale a aussi revu la nomenclature de la flotte de surface. L’objectif est là aussi de simplifier les choses, notamment au regard de l’extérieur, c’est-à-dire le grand public, mais aussi les autres administrations, décideurs politiques et forces alliées.

L’ordre de bataille compte désormais trois grands « groupes d’emploi ».

Le premier groupe est constitué des bâtiments de combat à capacités offensives, avec deux catégories :

Le porte-avions et les PHA pour la projection de puissance et de forces

Les frégates de premier rang, comprenant les FDA, FREMM et FDI, ainsi que les dernières frégates antiaériennes (FAA) et anti-sous-marines (FASM) du type F70. Des unités capables d’opérer en temps de guerre auxquelles s'ajoutent les frégates de second rang avec les FLF lorsqu’elles sont adaptées en périodes de crise. On remarque à cette occasion que les La Fayette, pompeusement reclassées par l’Etat en 2008 en tant que frégates de premier rang afin de masquer la réduction du programme FREMM, redeviennent des frégates de second rang.

Le second groupe d’emploi de la Marine nationale rassemble les patrouilleurs (PHM, PO, POM, PAG, PSP, Arago, Le Malin, P400…) ainsi que, jusqu’à leur remplacement, les frégates de surveillance.

Enfin, le troisième groupe réunit les navires spécialisés qui portent tous l’appellation « bâtiment », suivie par une extension de nom précisant leur emploi principal : BRF, BCR, BSAOM, BSAM, BSAA, BGDM, BEM, BHO/BO, BE… S’y ajoutent les CTM jusqu’à leur remplacement par les BGDM.

 

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