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La Marine nationale envisage de céder des navires

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La Marine nationale envisage de céder des navires

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Tous les vieux bâtiments de la flotte française ne termineront peut être pas dans la filière de démantèlement. En effet, la Marine nationale envisage, dans la mesure du possible, de céder certains navires, comme le bâtiment de transport léger Francis Garnier et le patrouilleur La Boudeuse (on parle aussi de L'Audacieuse). Ces unités, qui seront désarmées cet été, peuvent intéresser certains pays. Ainsi, en océan Indien, La Boudeuse a fait l'objet de contacts avec différents Etats, comme l'île Maurice et le Kenya. Dans la zone Antilles/Caraïbes, d'autres pays, comme la République dominicaine, pourraient également se montrés intéressés par les Batral et patrouilleurs.
Mais la cession de ces bateaux n'est pas forcément simple. Anciens (le Francis Garnier date de 1974, L'Audacieuse de 1986 et La Boudeuse de 1987) et ayant passé de longs séjours outre-mer, ces bâtiments ne peuvent être vendus ou cédés aussi facilement. Le décret sur l'amiante et la Convention de Bâle compliquent notamment les choses en interdisant la cession de matériels contenant des matériaux dangereux. Une dérogation peut être obtenue mais seulement à l'issue d'un processus long et contraignant. Il faut notamment réaliser une cartographie des produits potentiellement polluants et, éventuellement, aller jusqu'à un désamiantage partiel de la coque.

Le Francis Garnier (© : MARINE NATIONALE)
Le Francis Garnier (© : MARINE NATIONALE)

Le bâtiment doit, de plus, être cédé avec du potentiel pour être en état de fonctionner, ce qui signifie parfois une remise à niveau technique plus ou moins coûteuse. S'ajoutant aux discussions avec les marines intéressées, qui peuvent être longues, les contraintes juridiques et administratives rendent les projets de cession complexes. On se souvient, notamment, que la vente à l'Argentine des transports de chalands de débarquement Ouragan et Orage était, notamment, tombée à l'eau à cause de l'amiante, consécutivement à l'affaire de l'ex-Clémenceau. La vente du TCD Foudre (1990), qui doit être désarmé en 2012 au moment de l'admission au service du bâtiment de projection et de commandement Dixmude, sera peut être plus aisée compte tenu de son âge moins important.
On notera que la cession de deux Engins de Débarquement d'Infanterie et de Chars (EDIC) est aussi envisagée : Le Sabre au Sénégal et la Dague à Djibouti.

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