Histoire Navale
La Marine nationale pendant 14-18

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La Marine nationale pendant 14-18

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Défense

A l’occasion de la célébration de l’armistice du 11 novembre 1918, ayant marqué la fin de la première guerre mondiale, l’ECPAD a diffusé un documentaire historique sur l’engagement de la Marine nationale au cours du conflit. Ce film exceptionnel, retrouvé l’an dernier dans les archives, montre de superbes images d’époque, en particulier les opérations en Méditerranée et vers l’Adriatique pour tenter de débusquer la flotte austro-hongroise. Les caméramans avaient notamment filmé les évolutions des cuirassés, croiseurs, torpilleurs et sous-marins, ainsi que les préparatifs au combat à bord. Des images d’une grande valeur qui permettent de découvrir ce qu’était la marine il y a un siècle et de mettre en lumière son engagement pendant la Grande Guerre.

 

 

Celle-ci s’est pour l’essentiel déroulée sur le front terrestre, où la flotte française a aussi engagé ses marins. On les trouve dans les tranchées de l’Est, participant à de nombreux combats, mais le grand fait d’armes au sol de la marine restera sans nul doute l’héroïque bataille de Dixmude, en Belgique. C’est là, en octobre 1914, que les jeunes fusiliers-marins de l’amiral Ronarc’h se sacrifient aux côtés de soldats belges et de tirailleurs sénégalais, ainsi que de camarades chasseurs et artilleurs. Face des forces très supérieures et après avoir essuyé des pertes dramatiques, Dixmude tombe mais sa résistance contribue de manière décisive à stopper l’avancée allemande.

Les combats terrestres de la Grande Guerre, qui ont englouti des millions d’hommes, ont largement éludé le fait que la marine s’est aussi battue en mer et y a eu un rôle important. Elle a assuré l’escorte des convois marchands, maintenant un ravitaillement essentiel pour le pays, protégea les colonies et défendit les transports de troupes qui en provenaient, puis ceux acheminant le corps expéditionnaire américain à partir de 1917. La flotte française fut dans le même temps engagée dans de nombreuses actions de combat pour lutter contre les forces navales de l’Axe, en particulier sur le théâtre méditerranéen, jusqu’en Adriatique et en Turquie avec la désastreuse bataille des Dardanelles (1915), où le seul naufrage du cuirassé Bouvet ne laissa que 75 survivants sur 700 hommes d’équipage.  

 

Marins français pendant la première guerre mondiale (© MARINE NATIONALE)

Marins français pendant la première guerre mondiale (© MARINE NATIONALE)

 

Ainsi, on le sait peu, la Marine nationale a perdu au cours de cette guerre quatre cuirassés (Bouvet, Suffren, Gaulois et Danton), quatre croiseurs-cuirassés (Léon Gambetta, Amiral Charner, Dupetit-Thouars et Kléber), le croiseur Châteaurenault, une douzaine de torpilleurs, 10 sous-marins et bien d’autres unités (croiseurs auxiliaires, canonnières, chalutiers armés, transports, ravitailleurs…) En tout, selon les chiffres officiels publiés en 1919, 115 bâtiments français ont été coulés pendant le conflit, dont 42 par des mines, 56 torpillés par des sous-marins, 16 à la suite de combats au canon et un, le sous-marin Foucault, détruit par une bombe larguée d’un avion.

A l'occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Marine nationale a mis en ligne sur le site de Cols Bleus un très intéressant dossier sur la flotte pendant 14-18, que nous vous invitons à consulter (accéder à ce dossier)

 

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