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La Marine nationale prévoit de conserver des avisos jusqu’en 2027

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Si elles tiennent jusque-là, les dernières unités du type A69 de la marine française ne devraient pas prendre leur retraite avant 2027, voire 2028. Pour mémoire, neuf de ces anciens avisos, reclassés patrouilleurs de haute mer en 2009, sont encore opérationnels. Mis en service en 1980 et 1986, deux d’entre eux, les Lieutenant de Vaisseau Lavallée et Commandant L’Herminier, seront désarmés cette année. Suivra en 2020 le Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff, qui atteindra en octobre prochain les 38 ans de service.

La Marine nationale ne disposera alors plus que du Premier-Maître L’Her (1980), du Commandant Blaison (1982), de l’Enseigne de Vaisseau Jacoubet (1982), du Commandant Ducuing (1983), du Commandant Birot (1984) et du Commandant Bouan (1984). Les derniers devraient donc dépasser les 40 années de vie opérationnelle. Les dates de mise en retraite de ces bâtiments s’étaleront normalement entre 2023 et 2028. Elles demeurent néanmoins incertaines car elles dépendront de l’état de ces bateaux, qui commencent sérieusement à fatiguer et sont victimes de problèmes techniques liés à des phénomènes d’usure. Pour y remédier, des crédits supplémentaires ont été alloués à leur maintien en condition opérationnelle, de manière à pouvoir les conserver le plus longtemps possible.

Cela, du fait que le programme devant assurer leur succession a été plusieurs fois modifié et retardé. Il a néanmoins été acté dans l’actuelle loi de programmation militaire (2019-2025), qui prévoit la commande de 10 nouveaux patrouilleurs de haute mer afin de remplacer les A69 et les trois patrouilleurs de service public du type Flamant, entrés en flotte en 1997. Toutefois, les deux premiers PHM de nouvelle génération ne doivent pas être livrés avant 2024/2025. D’où la nécessité de prolonger les anciens avisos quelques années supplémentaires.

Quant à l’idée de Naval Group de scinder en deux le programme PHM pour développer une nouvelle frégate légère franco-italienne, la marine n’y semble pour le moment pas très favorable. Sauf à ce que l’Etat consente à rehausser les investissements prévus, une telle évolution risquerait en effet, craignent les militaires, de se traduire par une réduction de la cible aujourd’hui fixée à 10 unités neuves, si tout cela doit rester à budget constant.

 

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