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La Marine nationale voudrait équiper ses nouveaux Falcon de chaînes SAR

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La Marine nationale voudrait équiper ses nouveaux Falcon de chaînes SAR

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L’aéronautique navale française devrait toucher à la fin du mois le dernier des quatre anciens Falcon 50 à usage gouvernemental transformés en avions de surveillance maritime. Des appareils qui viennent compléter les quatre Falcon 50M de la flottille 24F, directement livrés en version SURMAR à la Marine nationale au début des années 2000.  

Afin de remplir leurs nouvelles missions, les anciens Falcon 50B de l’ETEC ont fait l’objet d’un important chantier de transformation, mené par Dassault Aviation sur son site de Mérignac. Il a notamment fallu modifier la structure des avions, qui ont reçu un radar de surveillance, une boule électro-optique rétractable, des consoles et un système de mission, ainsi que des hublots d’observation.

 

Les deux premier Falcon ont été livrés en 2014, les deux autres en 2015 (© : DASSAULT AVIATION)

Les deux premier Falcon ont été livrés en 2014, les deux autres en 2015 (© : DASSAULT AVIATION)

 

Initialement, l’installation d’une trappe ventrale pour le déploiement de chaînes SAR (Search and Rescue), que l’on trouve sur les Falcon 50M, n’avait pas été retenue. Les militaires estimaient en effet que cette opération aurait été trop complexe et coûteuse, du fait notamment des dérives de circuits. Mais cette position a récemment évolué.

 

Falcon 50M (© : DASSAULT AVIATION)

Falcon 50M (© : DASSAULT AVIATION)

 

Deux raisons poussent aujourd’hui la Marine nationale à envisager sérieusement d’ajouter ce dispositif aux quatre anciens Falcon 50B. D’un point de vue opérationnel, il y a un besoin croissant en matière de capacités de sauvetage à long rayon d’action. Mais, surtout, il y a le problème des cinq vieux Falcon 200 Gardian de la 25F. Ces avions de surveillance maritime, basés Outre-mer (Polynésie et Nouvelle-Calédonie), arrivent en fin de vie. Or, leur successeurs, qui serviront également à remplacer les Falcon 50, ne verront pas le jour avant la prochaine décennie dans le cadre du programme AVSIMAR (pour lequel Dassault propose son nouveau Falcon 2000 MRA). Alors que les Gardian vont bientôt cesser de voler, la marine française sera probablement amenée à déployer dans le Pacifique des appareils de la 24F. D’où l’intérêt que tous les appareils de la flottille, y compris les quatre ex-Falcon 50B, soient équipés d’une chaîne SAR pour les missions de sauvetage lointaines.

 

Gardian (© : MARINE NATIONALE)

Gardian (© : MARINE NATIONALE)

 

Une option qui, dans le même temps, devient plus envisageable grâce aux progrès techniques. Car les chaînes SAR de nouvelle génération sont plus compactes que leurs aînées. Il serait donc possible de se contenter d’une trappe plus petite évitant de modifier le cheminement des commandes de vol, ce qui avait été le principal problème sur les Falcon 50M. C’est la seconde raison qui incite la Marine nationale à étudier avec Dassault Aviation l’intégration d’une chaîne SAR à ses quatre nouveaux avions. 

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