Marine Marchande
La Méridionale va tester un filtre à particules sur le Piana
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La Méridionale va tester un filtre à particules sur le Piana

Marine Marchande

La compagnie française a fait le choix d’une politique environnementale ambitieuse. Celle qui souhaite candidater seule pour la future délégation de service public (DSP) pour la desserte de la Corse depuis Marseille, comme le révélait récemment un entretien de son directeur général Benoît Dehaye chez nos confrères du Marin, mise depuis plusieurs années sur différentes solutions pour réduire l’impact environnemental de sa flotte. Depuis 2017, elle utilise le courant quai à Marseille et elle a démontré en septembre dernier la viabilité technique d’un approvisionnement électrique à Ajaccio par un générateur mobile fonctionnant au GNL. Ces deux types de solutions permettent de supprimer les émissions dues à la propulsion lors des escales (hors phases de manœuvre). Toutefois, cela n’a pas d’impact lors des transits en mer. Pour se conformer aux futures normes de l’OMI 2020 et continuer sa politique de développement « vert », la compagnie a donc décidé d’expérimenter un filtre à particules innovant. Il doit réduire non seulement les émissions de soufre, mais aussi les particules fines et ultras fines.

Le filtre à particules « sec » Andritz SeaSOx dry 

Pour l’instant, la compagnie n’a pas opté pour un changement de propulsion pour ses navires. Il lui faut donc des systèmes de traitement des fumées pour compenser. Plutôt qu’un scrubber, elle fait le choix d’un filtre à particules. C’est l’entreprise autrichienne Andritz qui a été retenue avec son modèle SeaSOx dry. « La technologie est équivalente à celle utilisée sur les FAP pour les voitures automobiles », explique la compagnie. Ce type de filtre fonctionne à sec, c’est à dire avec une solution solide, en l’occurrence du bicarbonate de sodium (NaHCO3) sous

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