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La Meuse dépouillée de ses équipements

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La Meuse dépouillée de ses équipements

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Ayant achevé en mai 2015 son ultime déploiement, au cours duquel il avait soutenu le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte dans le cadre de la mission Arromanches, l’ancien pétrolier-ravitailleur Meuse a été retiré du service actif après son retour à Toulon. Dans le cadre des procédures de préparation au désarmement puis d’une intégration future à la filière de démantèlement, le bâtiment a fait l’objet de différents travaux. De nombreux équipements ont été débarqués, les fluides extraits et les ouvertures obturées. La vieille coque est désormais stationnée au quai Vauban Ouest.

 

La Meuse en attente à Vauban  (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

La Meuse en attente à Vauban  (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Protection du Charles de Gaulle pendant son ATM

L’an prochain, elle servira probablement à protéger la forme dans laquelle le Charles de Gaulle sera installé à l’occasion de son second arrêt technique majeur. Cette fonction avait été confiée lors du dernier passage en cale sèche du porte-avions à l’ancien bâtiment de transport et de soutien Bougainville. Ce dernier, ainsi que les ex-Ouragan et Orage, Jules Verne, Francis Garnier, Jacques Cartier et Rari, seront déconstruits cette année et en 2017 par le chantier franco-belge Galloo. Il ne restera donc à Toulon, comme grosses coques susceptibles de protéger contre d’éventuelles attaques la cale sèche du Charles de Gaulle, que la Meuse et la frégate Dupleix, désarmée en 2014.

 

L'ex-Bougainville devant le bassin du Charles de Gaulle en 2013  (© MER ET MARINE - JL VENNE)

L'ex-Bougainville devant le bassin du Charles de Gaulle en 2013  (© MER ET MARINE - JL VENNE)

L'ex-Bougainville devant le bassin du Charles de Gaulle en 2013  (© MER ET MARINE - JL VENNE)

L'ex-Bougainville devant le bassin du Charles de Gaulle en 2013  (© MER ET MARINE - JL VENNE)

 

En service de 1980 à 2015

Mise sur cale à Brest en juin 1977, la Meuse est entrée en service en novembre 1980. Ce bâtiment de 157.2 mètres de long et 17.800 tonnes de déplacement en charge est le sistership de la Durance (1977), vendue en 1999 à l’Argentine. Une unité identique a été construite en 1986 par l’Australie (HMAS Success), alors que les chantiers français de La Ciotat ont livré en 1984 et 1985 deux dérivés pour l’Arabie Saoudite (Boraida et Yunbou). La Marine nationale, de son côté, a fait construire trois autres unités, en modifiant les plans afin de les doter d’un château plus grand permettant d’accueillir un état-major de 45 personnes et des moyens de communication plus développés, comme le système satellitaire Syracuse. C’est pourquoi le Var (1983), la Marne (1987) et la Somme (1990) sont appelés bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR).

 

(© MARINE NATIONALE)

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Conçue pour le soutien logistique des unités de combat, plus particulièrement un groupe aéronaval avec son porte-avions, la Meuse, comme ses sisterships, a été dotée de deux portiques de ravitaillement en combustible et charges lourdes, qui permettaient de servir simultanément, à la mer, deux bâtiments par le travers. Un poste était également disponible à l’arrière pour un ravitaillement en flèche (combustible uniquement). Les capacités d’emport étaient de 6500 tonnes de gasoil, 3000 tonnes de carburant aviation, 170 tonnes de munitions, 250 tonnes de pièces de rechange, 250 tonnes d’eau douce et 170 tonnes de vivres.

 

(© MARINE NATIONALE)

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Le soutien logistique de la marine française repose désormais uniquement sur les trois BCR, qui seront remplacés au cours de la prochaine décennie par trois nouveaux bâtiments, réalisés dans le cadre du programme FLOTLOG. 

 

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