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La Mini Transat est repartie

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La Mini Transat est repartie

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Ça y est, ils ont enfin quitté la terre ferme. Vraiment. Après plus de quinze jours à Douarnenez, une première étape coupée en deux, puis finalement annulée, des concurrents dispersés dans plusieurs ports pour se mettre à l'abri, la Mini-Transat a pu mettre les voiles, mercredi à 9 h 45, vers La Guadeloupe.

 

Cochet : « 35 noeuds au Cap Finisterre »

 

Les concurrents vont pouvoir goûter aux saveurs du large et de la solitude. 3.700 milles les attendent entre Sada (Espagne) et Pointe-à-Pitre, via Lanzarote. Si le départ s'est fait sous le soleil et dans une légère brise (à peine 10 noeuds), les premiers jours ne vont pas être de tout repos. « Au départ, ça va être plus musclé que drôle, avec 35 noeuds de vent au cap Finisterre. Nous devrions virer Lanzarote d'ici cinq jours. Je suis plus énervé que le 13 octobre mais pas mieux préparé. Moralement, cette attente, sans connaître la date de départ, a été assez dure pour tout le monde. Après Lanzarote, ça devrait aller, nous aurons de l'air ! », expliquait Eric Cochet (« Abers & Co »). Pendant les trois premiers jours, le vent devrait souffler au-dessus de 25 noeuds de nord-est et la mer devrait être forte. Les 73 rescapés auront mérité leur Ti-punch à l'arrivée, après trois semaines en mer : la plus longue étape de l'histoire de la Mini Transat.

 

Les favoris déjà dans le match

 

Ils étaient prêts, voire même chauds bouillants (17 noeuds en pointe pour Bertrand Delesne) tellement l'attente fut longue. Mais cette fois-ci, c'est la bonne : 6-7 noeuds de nord-est, un joli soleil, l'horizon s'est ouvert devant les étraves. À la sortie de la baie, les favoris ouvraient la longue route : en protos, Gwénolé Gahinet, Julien Pulvé et Nicolas Boidevézi ont montré les dents alors qu'en Série, Ian Lipinski et Yannick Le Clech, deux marins qui se sont entraînés ensemble en baie de Morlaix, ont donné le tempo. Les vents ont rapidement forci. Après la sortie de la Ria, ils ont donc contourné la pointe espagnole avant d'aborder le cap Finisterre. Un passage délicat qui leur promettait une mer forte (jusqu'à 4 m de creux). Seul, l'Alsacien Nicolas Boidevézi mettait rapidement du sud dans sa route en enroulant la côte espagnole : une belle opération qui lui permettait de prendre la poudre d'escampette (5,6 milles d'avance). L'Italien Giancarlo Pedote, très frustré que la première étape ait été annulée alors qu'il était en tête, s'était rapidement positionné, hier. Cette étape de portant va lui permettre de profiter de la puissance de son Magnum. Arrivés seulement lundi matin, deux concurrents ont décidé de ne pas prendre le départ : l'Estonien Jaanus Tamme (« Ropeye »), la Lorientaise Elise Bakhoum (« Qeramix »). La Belge Sofie de Clercq a jeté l'éponge pour problèmes médicaux.

 

Un article de la rédaction du Télégramme