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La palangrier Ile de la Réunion transformé en patrouilleur l’hiver prochain
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La palangrier Ile de la Réunion transformé en patrouilleur l’hiver prochain

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C’est finalement l’hiver prochain que le palangrier Ile de la Réunion, de la Comata (filiale de la Scapêche, groupe Intermarché), devrait être transformé en patrouilleur austral. Il a été choisi l’an dernier par les Affaires maritimes pour succéder au vénérable Osiris. Construit en 1968, cet ancien palangrier mauricien (ex-Lince) de 53 mètres, appréhendé pour pêche illicite dans les eaux australes en 2003, avait été saisi et transformé en patrouilleur la même année. Armé par les marins de la SAPMER, il est affrété auprès du GIE Protection Légine et Ressources Halieutiques, qui regroupe les armements français de la pêche à la légine, pour effectuer des patrouilles dans les eaux australes françaises. 85% de ses frais d’affrètement, qui s’élèvent à 1 million d’euros par an, sont payés par l’administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises ; les 15% restants étant supportés conjointement par la direction des Affaires maritimes et la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture.

 

L'Osiris

L'Osiris (© STEPHANE BOMMERT)

 

Va donc lui succéder l’Ile de la Réunion, palangrier congélateur de 55.5 mètres de long pour 11 mètres de large et 5 mètres de tirant d'eau nettement plus récent, puisque sorti en 2002 du chantier Piriou de Concarneau. Les études se poursuivent en vue de transformer le navire en patrouilleur. Il faudra réaliser un certain nombre de modifications pour l’adapter à sa nouvelle mission, notamment la mise en place d’une embarcation d’intervention pour les contrôles et interceptions. Il devrait s’agir d’un semi-rigide de 6.5 mètres. Le futur patrouilleur sera aussi gréé pour pouvoir embarquer de l’artillerie légère.

Alors que le cahier des charges pour sa transformation n’est pas encore bouclé, le chantier nécessitera une mise au sec. La Réunion ne disposant pas d’infrastructures portuaires adéquates, le palangrier passera probablement par une cale de l’île Maurice. Si tout va bien, les travaux devraient débuter, dit-on dans les coursives, fin 2018 ou début 2019, cette seconde échéance paraissant la plus probable.