Energies Marines
La première hydrolienne de Paimpol-Bréhat toujours en attente à Brest

Actualité

La première hydrolienne de Paimpol-Bréhat toujours en attente à Brest

Energies Marines

La première des deux nouvelles hydroliennes destinées au parc de démonstration d’EDF Energies Nouvelles à Paimpol-Bréhat est toujours en attente à Brest. Depuis bientôt un mois et demi, la machine et la barge qui assurera sa mise à l’eau au large des côtes bretonnes sont bloquées à cause d’une météo défavorable. L’immersion de l’imposante hydrolienne, réalisée par DCNS, nécessite en effet des conditions très précises : peu de vent, pas de houle et des coefficients adaptés, le tout pendant 72 heures. Un prérequis qu’il n’est évidemment pas aisé d’obtenir en Bretagne à cette saison. La prochaine fenêtre météo débute le 17 janvier mais, là encore, le départ du convoi dépendra de la météo.

 

La nouvelle hydrolienne (© DCNS)

La nouvelle hydrolienne (© DCNS)

 

Offrant un diamètre de 16 mètres et une puissance de 2 MW, cette nouvelle hydrolienne est une version modifiée et améliorée de l’Arcouest, prototype conçu et réalisé par DCNS qui avait été testé sur le site de Paimpol-Bréhat en 2012 et 2014. Cette machine, ayant servi à tester en conditions réelles la technologie développée par OpenHydro (filiale irlandaise de DCNS), est aujourd’hui stockée sur le port de commerce brestois. N’étant pas destinée à être exploitée, elle sera peut-être gardée comme témoin des débuts de l’aventure des énergies marines à la pointe bretonne.

La nouvelle machine, pour sa part, est représentative des hydroliennes de série que DCNS compte produire en grand nombre dans les prochaines années. Une seconde, en cours d’assemblage à Brest, sera immergée dans les prochains mois à Paimpol-Bréhat, l’objectif étant d’effectuer le raccordement des deux machines au réseau électrique national d’ici la fin du premier semestre. Compte tenu des courants dans le secteur, on notera que les nouvelles hydroliennes ne fonctionneront pas à leur pleine puissance théorique mais plutôt autour d’1 MW.

 

(© DCNS)

(© DCNS)

 

Après le démonstrateur technologique Arcouest, cette première ferme de démonstration permettra de valider les choix techniques comme le fonctionnement des machines raccordées au réseau. Il en sera de même dans la Baie de Fundy, en Nouvelle-Ecosse (Canada), où DCNS va également installer deux hydroliennes. 

La phase suivante, destinée à acter le modèle économique des champs d'hydroliennes et l'organisation industrielle associée, passera par le projet Normandie Hydro, au large du Cotentin. Celui-ci verra l'installation d'une ferme pilote dans le Raz Blanchard, où EDF et DCNS doivent installer 7 hydroliennes de 2 MW à l’horizon 2018.  

Une fois toutes ces étapes franchies et validées, les industriels pourront passer aux fermes commerciales, qui pourront comprendre 150 hydroliennes chacune. Des machines que DCNS compte produire en série dans une toute nouvelle usine, prévue pour voir le jour à Cherbourg dans les toutes prochaines années. Plusieurs projets sont à l'étude pour des implantations de grandes fermes dans les eaux françaises, anglaises, écossaises et canadiennes. 

Naval Group | Actualité industrie navale de défense