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La prochaine LPM lancera les études des futurs porte-avions français

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La prochaine LPM lancera les études des futurs porte-avions français

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Lors d’une séance publique du 24 octobre au Sénat, la ministre française des Armées a indiqué que la question du remplacement du Charles de Gaulle serait intégrée à la prochaine LPM. « Dès la prochaine loi de programmation militaire, nous devrons lancer des études pour renouveler cette composante porte-avions. Il faudra à minima préparer la succession du Charles de Gaulle qui devrait être retiré du service actif à l’horizon 2040, et pour ce qui concerne la question de savoir s’il faut disposer ou non d’un second porte-avions, cela fera partie des travaux que nous devrons mener dans le cadre de la préparation de cette future loi de programmation militaire », a déclaré Florence Parly.

Répondant à une question du sénateur Philippe Paul, la ministre a rappelé dans son propos que le porte-avions est « un outil majeur du combat naval » et que plusieurs nations sont en train de s’en doter : « La résurgence des Etats puissance se traduit en ce moment par la construction de nombreux porte-avions dans le monde, en Chine, en Inde, au Royaume-Uni… Ce constat nous rappelle que les porte-avions sont des outils militaires exceptionnels qui non seulement apportent une capacité de projection vers la terre, mais également une capacité d’acquisition autonome de renseignement et surtout de contrôle des espaces aéromaritimes. C’est aussi, et ce n’est pas négligeable, un outil politique car c’est un outil à très forte visibilité médiatique qui est également un outil de crédibilité vis-à-vis de nos alliés. Les récentes opérations que nous avons pu mener en Méditerranée avec nos alliés américains en attestent ».

Les études qui seront conduites dans la perspective du remplacement du Charles de Gaulle devront notamment déterminer les capacités qu’offrira son successeur, le gabarit du futur bâtiment, qui sera sans doute plus imposant, ainsi que la problématique de sa propulsion, nucléaire comme c’est le cas aujourd’hui ou conventionnelle. Parmi les grands enjeux technologiques du projet, il y aura notamment l’intégration de nouvelles catapultes électromagnétiques, appelées à remplacer les traditionnels équipements à vapeur, ou encore la mise en œuvre de drones de combat en plus de la chasse embarquée pilotée.

- Voir notre article sur les projets de nouveaux porte-avions français

 

Marine nationale Naval Group (ex-DCNS)