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La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne menacée

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La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne menacée

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Faute d'argent pour acheter du pétrole brut, le groupe suisse Petroplus a annoncé l'arrêt de trois ses cinq raffineries européennes. Sont concernés les sites de Petit-Couronne, près de Rouen, d'Anvers, en Belgique, et de Cressier, en Suisse. Les procédures doivent débuter ce lundi, en vue d'un arrêt de l'activité d'ici la fin de la semaine. Seules les raffineries Petroplus d'Ingolstadt en Allemagne et de Coryton en Grande-Bretagne, devraient continuer de travailler, mais elles ne tourneront pas à plein régime.
Cette décision a été prise après que les banques aient refusé à Petroplus un prêt d'un milliard d'euros destiné à acheter le pétrole devant être transformé dans les raffineries du groupe. La reprise de l'activité à Petit-Couronne, Anvers et Cressier dépend des négociations actuellement menées avec une douzaine d'établissements bancaires.
Concernant le site normand, l'Etat a laissé à Petroplus jusqu'à aujourd'hui pour faire la preuve de ses capacités techniques et financières pour exploiter la raffinerie. Dans le cas contraire, l'administration française pourra décider de suspendre l'activité à titre conservatoire. Le président de Pétroplus doit également être reçu cette semaine par le ministre de l'Industrie afin d'évoquer l'avenir de la raffinerie de Petit-Couronne, qui emploie 550 personnes.

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