Construction Navale
La réparation navale lorientaise veut un nouveau moyen de manutention

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La réparation navale lorientaise veut un nouveau moyen de manutention

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L’interprofession du port de Lorient regroupe actuellement 40 entreprises, représentant environ 1250 salariés, qui travaillent dans le secteur de la réparation navale. « L’activité est bonne dans nos secteurs traditionnels de la pêche et des petits navires de commerce, mais également dans le militaire où nos parts de marché progressent bien », souligne Patrice Le Fel, président de l’IPL. Le rond de Keroman, terre-plein qui concentre une grande partie de l’activité de réparation navale lorientaise, a ainsi accueilli plusieurs grands carénages de bateaux gris et de service public, français et étrangers. « Beaucoup de nos adhérents ont une double activité, civile et militaire ».

 

Patrice Le Fel, président de  l'IPL (

Patrice Le Fel, président de  l'IPL ( © MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Lorient a du savoir-faire et des ambitions, « nous sommes très attentifs au marché des énergies renouvelables, avec les futurs champs de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc et Groix ». Mais Lorient n’a peut-être pas les capacités nécessaires. « Nous n’avons qu’un seul moyen de manutention, notre chariot élévateur, qui a une capacité de 650 tonnes ». Un seul outil –dont l’arrêt technique prévu cet été va considérablement pénaliser les entreprises lorientaises- qui limite la taille des navires manutentionnés à 55 mètres.

Un synchrolift de 5000 tonnes

« Nous avons des prospects, il y a des marchés pour des navires plus gros, comme les dragues par exemple, qui pourraient venir se faire entretenir à Lorient. Mais il nous faut absolument un deuxième moyen de carénage », plaide le président de l’IPL. La possibilité de l’utilisation d’une des formes de DCNS étant désormais écartée en raison de la pleine charge de l'industriel, qui pourrait aller jusqu'à transformer la forme 2 en chantier couvert, les professionnels de la navale civile ont cherché une autre solution technique.

« De l’autre côté du Scorff, il y a le quai des TCD qui pourrait être valorisé à l’aide d’un synchrolift. Un tel outil nous permettrait d’avoir une capacité de 5000 tonnes pour des navires d’une taille allant jusqu’à 120 mètres de long, et d’accéder à ces nouveaux marchés ».  Une étude de faisabilité a été diligentée par la Société d’économie mixte Lorient Keroman, concessionnaire et exploitant du port, propriété de la région Bretagne.

Un nouveau segment en Bretagne sud

« Il ne s’agit pas, pour nous, de nous positionner comme concurrent de Concarneau (qui bénéficie d’une modernisation importante de ses moyens de manutention NDLR), de Brest ou de Saint-Nazaire. Bien au contraire, il s’agit d’ajouter un segment de marché dans l’offre de réparation navale de la Bretagne Sud », plaide Patrice Le Fel. « Nous avons intérêt à avoir un outil le plus polyvalent possible, puisqu’il pourrait même bénéficier à DCNS qui pourrait en avoir besoin pour la mise au sec de ses corvettes du type Gowind ».

 

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