Marine Marchande
La Rochelle inaugure son bus de mer à l'hydrogène

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La Rochelle inaugure son bus de mer à l'hydrogène

Marine Marchande

Un premier bateau bus à hydrogène en exploitation commerciale en France. C’est, à quelques jours près, à La Rochelle que cela se passe, Nantes devant suivre très rapidement avec le Jules Verne 2, déjà testé en grandeur nature.

Le Galilée, un des deux catamarans électro-solaires reliant les Minimes au Vieux Port, va servir de plateforme de test en conditions réelles pour un système de propulsion à l’hydrogène.

 

 

Le projet est fruit d’une collaboration entre le département R&D spécialisé du groupe Michelin, l’université de Technologie de Belfort et Montbéliard, les entreprises rochelaises Alternatives Energies et HP Systems ainsi que les collectivités locales. En plus de l’agglomération de La Rochelle qui met à disposition son bateau exploité par Proxyway, la région Nouvelle Aquitaine a ainsi versé une aide de 60.000 euros, venue compléter l’enveloppe de 280.000 allouée par l’ADEME et les fonds apportés par Michelin, qui a investi près de 360.000 euros dans ce prototype.

 

Inauguration officielle lundi 6 novembre (DROITS RESERVES)

Inauguration officielle lundi 6 novembre (DROITS RESERVES)

 

Le Galilée, entré en service en 2009, fonctionnait jusqu’ici, comme son sistership le Copernic, avec un système de batteries alimentées par des panneaux solaires. Il va désormais pouvoir bénéficier d’une pile à combustible de 10 kW, développée par Michelin, qui va alimenter en permanence les batteries. Ce qui devrait permettre de réduire la dépendance aux conditions météo et de doubler l’autonomie électrique du bateau

Un seul avitaillement en hydrogène est nécessaire par jour. Il sera effectué par l’équipage depuis la station de charge réalisée par HP Systems. Cette dernière sera alimentée par Air Liquide toutes les deux semaines et répond à des critères de sécurité très précis. En cas d’incendie, l’hydrogène contenu dans l’enceinte en béton est libéré automatiquement pour prévenir tout risque d’explosion.

 

 

Le « soutage » ne dure que quelques minutes. 7 kilos d’hydrogène peuvent ainsi être chargés à une pression de 350 bars dans quatre réservoirs situés sous un siège à l’arrière du bateau. La pile à combustible, alimentée par l’hydrogène, va produire un courant électrique qui servira à recharger les batteries d’une capacité de 100 kWh. Elle ne rejettera que de l’eau.

 

 

La première expérience visera à tester en configuration commerciale le système propulsif, dont l’intégration a été réalisée par Alternatives Energies et approuvée par le Bureau Veritas et les Affaires Maritimes. Cette phase devrait s’achever le 31 août 2018.

Propulsion - motorisation