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La Rochelle : Les grands travaux sur le futur terminal vrac

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La Rochelle : Les grands travaux sur le futur terminal vrac

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Le chantier de construction du futur terminal vrac du port de La Rochelle vient de connaître une étape importante. Les 11 et 12 décembre, la jonction des deux digues a été réalisée dans l'Anse Saint-Marc. Pour y parvenir, il a fallu jouer avec les marées. La jonction s'est faite à la cote + 2 CM (Cote Marine) c'est à dire à deux mètres au dessus du niveau zéro (*). Le bulldozer a pu passer d'une digue à l'autre avant que la marée ne remonte. Avec la basse mer du soir et du lendemain, le raccordement s'est effectué à la cote de + 4 CM. La digue est restée à ce niveau jusqu'au milieu de cette semaine afin que le filtre et les enrochements de la carapace dans la zone de jonction soient posés. La liaison vient d'être établie à la cote + 6,5 CM. Elle s'accompagnera de la pose des enrochements nécessaires à la protection de la digue pendant les deux semaines où le chantier va s'interrompre en raison des congés de fin d'année, précise le port autonome.
La construction proprement dite de la digue sera achevée début janvier, conformément au planning initial. Une nouvelle phase du chantier démarrera alors, celle du remplissage du casier dès la fin du mois de janvier.

200.000 m3 de matériaux pour remplir le casier

Cette étape sera réalisée grâce à l'apport de matériaux de trois origines différentes. Dans l'ordre chronologique, ce sont d'abord les déchets du BTP entreposés à l'Anse Sain-Marc depuis un certain temps déjà qui vont être utilisés. La montagne artificielle que chacun s'est habitué à voir va ainsi peu à peu disparaître au fur et à mesure que les engins de chantiers vont s'y attaquer. Viendront ensuite d'autres déchets du BTP pour remplir le casier : ceux qui sont issus de la gestion du Centre d'enfouissement technique de classe 3 de l'Anse Saint-Marc. La troisième et dernière catégorie de matériaux sera issue des travaux nautiques programmés dans le cadre du dossier Anse Saint-Marc. Un volume de quelque 200 000 m3 de matériaux est attendu pour alimenter le remplissage du casier après déroctage, d'une part, de la souille à l'emplacement du futur quai et, d'autre part, de la zone d'évitage. L'entreprise qui sera en charge de ce chantier, opérationnel courant 2008, n'est pas encore connue. La consultation est en cours et le nom de l'attributaire du marché sera dévoilé fin janvier. Cette phase de remplissage du casier s'étalera sur toute l'année 2008. Le remblaiement effectué par le Port Autonome de La Rochelle s'arrêtera à 0,5 mètre sous le niveau final. La plateforme ainsi livrée se situera à 9 mètres. Charge au client, la société EVA, de compléter le demi-mètre restant et d'aménager la plateforme selon ses besoins, en tenant compte du poids que le sol devra supporter et de l'emplacement des futures voies ferrées. Ce travail sur la nature des équipements à mettre en place s'effectuera en commun entre EVA et le Port et permettra de définir le plan de masse.

Le port table sur un trafic supplémentaire de 2 millions de tonnes

Entre temps, le Port Autonome de La Rochelle aura réglé les contraintes qui lui incombent dans le cadre de la loi sur l'eau. Les eaux de ruissellements ne devant pas être rejetées vers la mer, la pente du terrain constituant la plateforme sera orientée vers l'intérieur du terre-plein avec une déclivité de l'ordre de 0,5 %. Un réseau permettra de collecter des eaux de ruissellement pour les conduire vers deux bassins de décantation. Grâce à un système de siphon, les hydrocarbures contenus dans les eaux de pluies seront ainsi piégés. L'achèvement de ces différentes phases est prévu début 2009. Le Port Autonome de La Rochelle engagera la construction du quai. Dans le même temps, EVA démarrera les aménagements qui lui sont nécessaires. Après cette dernière étape, l'Anse Saint-Marc deviendra le grand terminal vracs du PALR. Le futur site sera avant tout un terminal public multiclients d'une capacité comprise entre 1,5 million de tonnes et 2 millions de tonnes, ce qui laisse donc la place à plusieurs projets. Après avoir étudié différents projets, le port a choisi, en concertation avec EVA, d'opter pour l'installation d'une unité d'importation et de stockage de ciment avec l'entité Vracs de l'Ouest. Le trafic attendu est de l'ordre de 200.000 tonnes sur une surface de 1.5 hectares. La logistique du groupe Calcia pour ses importations de clinker et de combustibles sera regroupée, l'activité générée oscillant entre 350 et 450.000 tonnes. Un broyeur de clinker sera positionné sur le terminal par le groupement Calix / Holcim pour des importations comprises entre 400 et 500.000 tonnes. Holcim opèrera également dans les importations de granulats avec un trafic attendu de 150 à 250.000 tonnes, tout en conservant, à terme, d'importantes capacités de développement.
En plus des activités déjà arrêtées, d'autres projets sont à l'étude, notamment dans le domaine des engrais et des tourteaux.
En affichant ce choix, le PALR a privilégié la voie consistant à rechercher la meilleure réponse à l'ensemble de ses clients, en respectant les autorisations déjà accordées, en renforçant la position des clients déjà en place et en accueillant de nouvelles activités portées par les projets les plus prometteurs pour l'activité portuaire, souligne le PALR.
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(*) Le niveau zéro de la cote marine correspond au niveau des plus basses eaux connues.

Port de La Rochelle