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La Royal Navy déploie d’importants moyens pour suivre un groupe naval russe

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La Royal Navy déploie d’importants moyens pour suivre un groupe naval russe

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Pas moins de neuf bâtiments de la Royal Navy ont été mobilisés pour suivre au large des côtes britanniques un groupe naval russe constitué d’une dizaine d’unités, dont sept navires de combat. Un niveau d’activité de la flotte russe « inhabituellement élevé en Manche et en mer du Nord », a souligné le 26 mars la Royal Navy, qui a suivi pendant environ une semaine ce groupe.

Ce dernier comprenait cinq frégates, deux unités type Krivak IV et trois du type Steregushchiy, deux bâtiments de débarquement de chars du type Ropucha ainsi que des navires de soutien (ravitailleur, remorqueur).

Pour suivre cette petite armada, la flotte britannique a mobilisé successivement quatre de ses frégates du type 23 (Kent, Sutherland, Argyll et Richmond), deux patrouilleurs hauturiers (Tyne et Mersey) et un bâtiment océanographique (Echo), le tout soutenu par deux bâtiments logistiques (Tideforce et Tidespring).

La présence de cette force navale russe dans le secteur s’inscrit probablement dans la volonté de Moscou d’affirmer sa présence en Europe du nord, au moment où l’OTAN devait montrer ses muscles dans le secteur. Deux grands exercices étaient en effet prévus en mars en mer du Nord et jusqu’en Norvège, Cold Response et Frisian Flag. En raison de la crise du coronavirus, le premier a été limité à sa portion congrue et le second, auquel devaient initialement participer deux porte-avions (l’Eisenhower et le Charles de Gaulle) a été annulé. Une importante présence navale a cependant été maintenue dans la zone avec le groupe aéronaval français, dans lequel quatre frégates européennes étaient intégrées, ainsi que le SNMG1, l’un des groupes navals permanents de l’OTAN.

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