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La Royal Navy va envoyer le HMS Daring dans le golfe Persique

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La Royal Navy va envoyer le HMS Daring dans le golfe Persique

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La marine britannique a décidé de déployer dans le golfe Persique son plus puissant bâtiment de surface, le HMS Daring. Tête de série des 6 destroyers lance-missiles du type 45, cette unité est entrée en service à l'été 2010. Long de 152.4 mètres pour un déplacement de 7450 tonnes en charge, le HMS Daring est spécialisé dans la défense aérienne. A ce titre, il dispose de puissants radars (S18050M, Sampson) et du système Sea Viper (équivalent britannique du PAAMS mis en oeuvre sur les frégates franco-italiennes du type Horizon), articulé autour de 32 missiles Aster 30 et 16 missiles Aster 15. Le reste de l'armement comprend 8 missiles antinavire Harpoon, une tourelle de 114mm, deux systèmes multitubes Phalanx, deux canons de 30mm, de l'artillerie légère et quatre tubes lance-torpilles. Le bâtiment peut, en outre, embarquer un hélicoptère du type AW101 Merlin.
Alors que la Royal Navy maintient presque en permanence une frégate ou un destroyer dans le Golfe, le HMS Argyll, une frégate du type 23, est actuellement sur zone.

Le HMS Argyll et, au premier plan, le patrouilleur américain USS Firebolt  (© : ROYAL NAVY)
Le HMS Argyll et, au premier plan, le patrouilleur américain USS Firebolt (© : ROYAL NAVY)

Les chasseurs de mines HMS Ramsey et HMS Pembroke  (© : ROYAL NAVY)
Les chasseurs de mines HMS Ramsey et HMS Pembroke (© : ROYAL NAVY)

Une présence navale « cruciale pour garder le détroit d'Ormuz ouvert »

En dehors de ces unités, la marine britannique positionne également dans le golfe une force significative en matière de guerre des mines. Ainsi, quatre bâtiments spécialisés sont présents dans la région depuis 5 ans. Il s'agit, en ce moment, des HMS Ramsey et HMS Pembroke, du type Sandown, ainsi que les HMS Middleton et HMS Quorn, du type Hunt. Ces chasseurs de mines seraient notamment employés si, d'aventure, l'Iran décidait de bloquer le détroit d'Ormuz, une menace que Téhéran a de nouveau proféré ces dernières semaines. Vital pour l'économie internationale, et notamment européenne, cet étroit passage entre le golfe et l'océan Indien, par où transite plus d'un tiers du pétrole mondial, est considéré comme stratégique par le Royaume-Uni et ses alliés. C'est pourquoi Londres maintient dans le secteur une force navale importante, qui travaille en coopération avec les pays alliés du Golfe et les autres puissances occidentales présentes sur place (notamment les Etats-Unis et la France). « Notre présence navale commune dans le golfe, que nos partenaires régionaux apprécient beaucoup, est la clé pour garder le détroit d'Ormuz ouvert au commerce international », a déclaré le ministre britannique de la Défense. « La perturbation des approvisionnements en pétrole transitant par le détroit menacerait la croissance économique régionale et mondiale. Toute tentative iranienne pour fermer Ormuz serait illégale et échouerait », a prévenu Philip Hammond. Une déclaration qui fait suite à celle de son homologue américain, Leon Panetta, qui a indiqué le week-end dernier que les Etats-Unis répondraient par la force à un éventuel blocage du détroit.

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