Marine Marchande
La SNCM officiellement privatisée

Actualité

La SNCM officiellement privatisée

Marine Marchande

Au lendemain du feu vert donné par la Commission européenne, le conseil d’administration de la SNCM a approuvé, hier, la privatisation de la compagnie. Conformément aux orientations arrêtées par Dominique de Villepin, à l’automne, suite à une grève de plusieurs semaines, deux nouveaux actionnaires entrent dans le capital. Le fond d’investissement Butler Capital Partners détiendra 38% des parts et Veolia Transport 28%, tandis que 9% pourront être acquis par les salariés. Cette privatisation de la Société Nationale Corse Méditerranée donne lieu à une recapitalisation de 142.5 millions d’euros pour redresser les comptes. Parallèlement, une somme de 38,5 M€ a été apportée à la SNCM et placée sur un compte séquestre afin d'accompagner le plan social prévoyant, notamment, la suppression de 400 postes sur les 2330 que compte l'entreprise. La compagnie conservera, toutefois, une flotte à 10 navires.

En attendant l’appel d’offres pour la desserte de la Corse

En attendant le résultat de l’appel d’offres pour le service public de desserte de la Corse, c’est un préfet, Michel Pélissier, qui présidera le conseil de surveillance de l’entreprise. Il laissera ensuite sa place à un représentant de Butler. Opérateur industriel de la compagnie, Veolia désignera les membres du directoire et disposera de sièges au conseil de surveillance. Le groupe pourra, par ailleurs, acquérir la majorité du capital de la SNCM en cas d'évolution de la participation des autres actionnaires. Le conseil de surveillance comprendra, également, deux représentants des salariés et deux représentants des salariés actionnaires, qui seront prochainement élus, ainsi que des représentants de l’Etat, qui conserve 25% du capital. Réduit temporairement à huit membres, le conseil devait porter, hier, Gérard Couturier à la présidence du directoire et Jean-Marie d'Aspe au poste de directeur général de la compagnie. Butler et Veolia ont investit 35 millions d’euros et l’Etat 8,75 millions d’euros sous forme de capital ou d'avance en compte courant.
Début mai, les salariés avaient approuvé le projet de reprise. Les syndicats sont quant à eux partagés. Alors que la CGT reste inquiète, le Syndicat des Travailleurs Corses (STC) a marqué son rejet en refusant de participer, hier, au Conseil d’administration.
________________________________________

Voir les navires de la SNCM

Corsica Linea (ex-SNCM)