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La SNSM demande à l'Etat d'augmenter sa participation financière

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La SNSM demande à l'Etat d'augmenter sa participation financière

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« Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons des décisions visant à assurer la pérennité financière de la SNSM ». Xavier de la Gorce, président de la Société nationale de sauvetage en mer, n'y va pas par quatre chemins.

Après avoir obtenu 1,5 M€ supplémentaire en 2015, il demande, cette fois, à ce que l'État passe sa participation au fonctionnement de la structure de 2,2 M€ à 6 M€. Un comité interministériel de la mer, présidé par Manuel Valls, doit se tenir le 22 octobre. « Le financement durable de la SNSM relève d'une décision politique du Premier ministre », répète Xavier de la Gorce.

« On ne peut pas demander plus aux collectivités locales »

La sauvegarde de la vie humaine en mer « est une responsabilité de l'État confiée à une association de droit privé », rappelle le président de la SNSM. Or, l'État « participe actuellement à hauteur de 8 % de notre budget » quand les collectivités locales, dont c'est une compétence facultative confirmée par la réforme des collectivités territoriales, participent à hauteur de 17 %.

« Nous ne pouvons pas leur demander plus ». La baisse des dotations de l'État est passée par là. « Si nous n'avons pas de problèmes en Bretagne où nous bénéficions d'un soutien massif, fidèle et pluriannuel, certains conseils départementaux nous ont déjà fait savoir qu'ils ne nous suivraient plus ».

Une formation indispensable

Le sauvetage en mer est assuré par des bénévoles. « Si l'État devait reprendre à sa charge ce service irremplaçable, ça lui coûterait de 300 à 400 M€ quand la SNSM a un budget de l'ordre de 25-27 M€ », explique Xavier de la Gorce. Un bénévolat « consubstantiel au sauvetage en mer ».

Ces bénévoles - ils sont plus de 7.000 en France -, il faut absolument les former. « Ils viennent de moins en moins du milieu maritime. Non seulement il faut former des marins mais des marins sauveteurs qualifiés ». À cela s'ajoute le matériel, achat et entretien. « Tous les partenaires s'accordent sur l'analyse de la situation... Que l'État en tire les conséquences ».

Avis aux plaisanciers

« Nous sommes à un tournant crucial de la vie de la SNSM pour des problèmes d'ordre financier ». 75 % des subsides de l'association de sauvetage proviennent de mécènes et de donateurs privés, au nombre de 75.000. « Cette année, nous avons perdu 2,5 à 3 M€ sur les legs », indique Xavier de la Gorce.

Qui se tourne aussi vers les plaisanciers, les principaux bénéficiaires des interventions de la SNSM. « Nous en recensons un million sur le littoral français. Si seulement un quart d'entre eux donnaient 30 € à la SNSM - l'équivalent d'un paquet de cigarettes après déduction fiscale - l'association serait hors d'eau ! ».

Un article de la rédaction du Télégramme

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