Marine Marchande
L'Abeille Bourbon en cale sèche. L'armateur dément des problèmes de bulbe

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L'Abeille Bourbon en cale sèche. L'armateur dément des problèmes de bulbe

Marine Marchande

Arrivé en avril dernier en remplacement de l’Abeille Flandres, le nouveau remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) est en arrêt technique depuis jeudi soir. En attendant sa remise en service, l’Abeille Languedoc, qui devait rejoindre son nouveau poste à La Rochelle, a été dépêchée à Brest. Elle y restera 15 jours, le temps d’effectuer quelques réparations sur l’Abeille Bourbon, notamment sur l’étrave. BOURBON dément toutefois connaître un problème majeur sur son nouveau remorqueur et s’attaque aux bruits de coursives qui ont circulé ces dernières semaines. Selon l’armateur, les informations selon lesquelles le bulbe d’étrave aurait été déformé pendant une grosse tempête sont infondées. « Il n’y a rien eu de tel », affirme-t-on chez BOURBON qui précise que, « comme tout prototype, le bâtiment a nécessité quelques mises au point au cours de sa période de neuvage ». Néanmoins, une avarie a bel et bien été constatée lors du transit de l’Abeille Bourbon entre le chantier norvégien Kleven et sa base du Finistère. Dans une mer déchaînée, la partie haute de l’étrave s’est déformée sous la puissance des vagues. « Il y a effectivement eu une déformation mais seulement sur la partie haute. Le bulbe n’a pas été touché et les torsions rencontrées n’ont pas dépassé le seuil prévu par le cahier des charges, faute de quoi la Marine nationale n’aurait pas accepté le bateau », souligne son propriétaire. A la lumière de cette avarie rencontrée dans une situation extrême, l’armement a immédiatement décidé d’apporter des modifications à l’Abeille Liberté, qui était encore en chantier.

Déformation de la partie haute de l’étrave

« Les problèmes ont été analysés, ce qui a donné lieu à des améliorations techniques sur le deuxième navire pour garantir une déformation zéro en cas de grosse tempête ». Pour se faire, la structure de l’étrave a été renforcée et le plan de ballastage modifié, ce qui a permis à l’Abeille Liberté, en service depuis une semaine en Manche, d’obtenir des résultats aux essais légèrement meilleurs que ceux de l’Abeille Bourbon. Pour cette dernière, il n’était pas question à l'origine d'effectuer les modifications avant 2006 mais, dans un souci de sécurité maximale, il a été décidé la semaine dernière d’opérer les travaux nécessaires « avant les gros coups de vent de l’hiver ».
Mise en service en avril et octobre, les remorqueurs d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Bourbon et Abeille Liberté remplacent à Brest et Cherbourg les Abeilles Flandres et Abeille Languedoc. Leurs moyens nettement plus puissants leur permettent de prendre en charge les navires les plus importants, tels les super tanker ou les porte-conteneurs géants. De manière générale, ces bâtiments prennent la mer des que des tempêtes sont annoncées. Le coût d’affrètement de chaque RIAS par la Marine nationale atteint 12.000 euros.

Sauvetage et services maritimes BOURBON