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L’Aconit regagne Toulon après deux mois de mission en Méditerranée orientale

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L’Aconit regagne Toulon après deux mois de mission en Méditerranée orientale

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Partie le 23 septembre, la frégate Aconit a retrouvé son port base de Toulon le 21 décembre, après avoir notamment passé plus de 2 mois en Méditerranée orientale. « Le déploiement de l’Aconit en Méditerranée orientale relève d’une mission de présence quasi-permanente des armées françaises dans une zone d’intérêt stratégique. Il permet d’améliorer la compréhension des enjeux régionaux de la zone, et contribue ainsi à maintenir notre capacité de connaissance et anticipation », rappelle la Marine nationale, dont les unités se relaient sur zone depuis 2012 et le début de la crise syrienne. Une mission pour lesquelles les frégates du type La Fayette sont bien adaptées, leur furtivité leur permettant d’évoluer discrètement, tout en suivant les flux maritimes et aériens grâce à leurs capteurs.  

 

Retour à Toulon (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

Retour à Toulon (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

 

 

Retour à Toulon (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

Retour à Toulon (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

 

Tout au long de son déploiement, l’Aconit a pris part à plusieurs exercices de coopération avec les forces armées chypriotes, grecques, ou encore libanaises. La frégate a également participé à un exercice multinational majeur, Nemesis, qui a rassemblé plus de 30 unités au large de Chypre. « Ces entrainements permettent aux différentes marines de développer leurs aptitudes opérationnelles, de partager leurs connaissances techniques et d’améliorer le partage de l’information. Ils contribuent ainsi à maintenir la coopération entre États riverains, en termes de sécurité maritime notamment ».

Dernière grande unité de la Marine nationale à regagner sa base avant les fêtes (d’autres les passeront en mer ou en escale à l’étranger), l’Aconit aura comme l’ensemble de la flotte connu une année 2017 très active. Le bâtiment a, ainsi, été en 2017 absent de Toulon plus de 110 jours.

Armé par 155 membres d’équipage, avec à leur tête le capitaine de vaisseau David Desfougères, l’Aconit a été accueilli à Toulon par l’amiral Jean-Philippe Rolland, commandant de la Force d’Action Navale.

 

Le commandant Desfougères lors de la manoeuvre d'accostage (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

Le commandant Desfougères lors de la manoeuvre d'accostage (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

L'amiral Rolland est venu accueillir l'équipage (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

L'amiral Rolland est venu accueillir l'équipage (© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

 

Quatrième des cinq frégates du type La Fayette (FLF), l’Aconit, construit par Naval Group à Lorient, est entré en service en juin 1999. Le bâtiment, qui devait initialement s’appeler Jauréguiberry, a finalement repris le nom de l’une des sept corvettes que la marine britanniques avait confiées pendant la dernière guerre aux Forces Navales Françaises Libres. Des bateaux qui portaient des noms de fleurs, l’Aconit étant une plante vénéneuse des régions montagneuses d’Europe et d’Asie centrale. Décorée de la croix de la Libération et de la croix de guerre, la corvette des FNFL, chargée notamment de la protection des convois en Atlantique, resta célèbre pour avoir coulé dans la même journée, en mars 1943, deux sous-marins allemands. Le général De Gaulle déclara alors qu’il y aurait toujours un bâtiment appelé Aconit dans la marine française. C’est le cas depuis 1953, d’abord avec un dragueur de mines désarmé en 1977, son nom revenant alors à l’unique frégate du type F65, retirée du service en 1997 et léguant à son tour son nom comme son drapeau frappé de la Croix de Lorraine à la quatrième FLF, mise à l’eau la même année.

 

(© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

(© : MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

 

Premières frégates furtives, les La Fayette mesurent 125 mètres de long pour 15.4 mètres de large et affichent un déplacement de 3600 tonnes en charge. Capables d’atteindre 25 nœuds, elles disposent d’un radar de DRBV-15 C, d’une conduite de tir pour l’artillerie principale, d’une suite complète de guerre électronique et d’importants moyens de communication. Parmi eux, le système satellite Syracuse avec son antenne placée sur l’avant de la mâture, ou aurait pu être installé un radar Arabel quand il était question, à l’origine, d'équiper les FLF avec des Aster 15 sur la plage avant. Aujourd’hui, l’armement initial n'a pas bougé, avec 8 missiles antinavire Exocet MM40, un système surface-air Crotale, une tourelle de 100mm et de l’artillerie légère. S'y ajoute un hélicoptère, généralement de type Panther. 

A partir de 2020, au moins trois des cinq FLF, dont très probablement l’Aconit, vont être rénovées afin de naviguer jusqu’en 2030 au moins. Le Crotale sera remplacé par deux systèmes Sadral (2x6 missiles Mistral) prélevés sur des frégates du type F70 désarmées, alors que les moyens électroniques et le système de combat seront modernisés. Un sonar de coque KingKlip MkII sera également intégré, offrant enfin à ces bâtiments une précieuse capacité de détection sous-marine. 

 

- Voir notre article "Il y a 20 ans, la France inventait la frégate furtive"

- Voir notre article sur le programme de rénovation des FLF

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