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L'adieu aux armes de la frégate lance-missiles Duquesne

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L'adieu aux armes de la frégate lance-missiles Duquesne

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Elle symbolisait, tout comme les porte-avions Clemenceau et Foch, la renaissance de la marine et de l'industrie navale française dans les années 60 et 70. Samedi, la frégate lance-missiles Duquesne a été placée en complément après 37 années de service actif. Les journées de vendredi et samedi ont permis de célébrer la fin de la vie opérationnelle du bâtiment. Les anciens commandants de la frégate ont notamment été reçus à bord, de même que des délégations de ses villes marraines, Dieppe et Annecy. Le désarmement du Duquesne est prévu l'année prochaine, lorsque le Forbin, première frégate du programme franco-italien Horizon, sera livré à la Marine nationale.
Long de 157 mètres pour un déplacement de 6780 tonnes en charge, la vieille frégate était le dernier navire à mettre en oeuvre le système antiaérien Masurca. Son sistership, le Suffren, avait été désarmé en 2001. Ces bâtiments très puissants et reconnaissables entre mille grâce à leur énorme radôme abritant le radar DRBI-23, étaient capables de filer 34 noeuds à leur admission au service actif. La vitesse avait néanmoins été réduite ces dernières années, afin de ménager un appareil propulsif quadragénaire. Déjà porté par plusieurs bâtiments, dont un croiseur lourd construit dans l'entre-deux guerres, le nom de Duquesne sera attribué à l'un des six futurs sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda. La tête de série s'appelera d'ailleurs Suffren.
Les frégates lance-missiles seront remplacées par les deux frégates de défense aérienne du type Horizon. Plus récentes, les Cassard et Jean Bart auront probablement, comme successeurs, deux bâtiments antiaériens dérivés des FREMM.
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- Voir la fiche technique de la frégate Duquesne

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