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L’adieu aux armes de l’amiral Magne

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Considéré comme l’un des plus brillants amiraux de la Marine nationale, mais aussi l’un des plus respectés et appréciés, Xavier Magne quitte la Marine nationale. A l’issue d’une carrière particulièrement riche, l’officier a choisi de tirer sa révérence militaire ce vendredi, à Landivisiau. Au  sein de la grande famille de l’aéronautique navale, à laquelle il appartient. En marge des festivités marquant le 40ème anniversaire du premier vol du Super Etendard, doit se dérouler sa cérémonie d’adieu aux armes. Pour son départ, l’amiral, qui occupait le poste d’Inspecteur général des armées – Marine, ne voulait pas d'un grand barnum, juste une cérémonie discrète, au milieu des siens et de ces avions qui l'ont fait tant vibrer. Mais la rédaction de Mer et Marine ne pouvait tout de même pas le laisser quitter le bord sans un petit mot, ne serait-ce que pour le saluer et lui souhaiter bon vent pour la suite…  

 

 

La biographie de l’amiral Magne : 

 

Né le 28 janvier 1956 à Malestroit (Morbihan), l’amiral Xavier Magne entre à l'Ecole Navale le 9 septembre 1975. Durant sa scolarité, il participe à un échange avec l'US Naval Academy (Annapolis - février 1976). A l’issue de la campagne Jeanne d'Arc 1977-1978, qui le conduit en Océan Indien, il est affecté sur l'escorteur d'escadre  Maillé Brézé en tant que chef du service « conduite du navire ».

 

En janvier 1979, il rejoint l'école des officiers brevetés d'aéronautique à Salon de Provence, poursuit sa progression à Tours puis à Hyères où il obtient sa qualification de pilote de porte-avions en juillet 1981. Affecté à la 16ème flottille de reconnaissance embarquée jusqu’en mai 1986, il participe aux opérations du Liban d'octobre à décembre 1983. Le certificat d'aptitude opérationnelle et le brevet de chef de patrouille lui sont attribués en septembre 1985.

 

Désigné comme officier en second de l'aviso Commandant Blaison, il rejoint son unité en

Nouvelle Calédonie et participe de mai 1986 à août 1987 à l'évaluation opérationnelle du bâtiment outre-mer.

 

A son retour en métropole, il est affecté à la flottille 11 F puis, rapidement, à la 14 F en tant que commandant en second. Le 29 septembre 1989, il est reconnu comme dernier commandant de la 14ème flottille d'assaut embarquée. Elle sera dissoute le 10 juillet 1991. Il totalise à ce moment 2200 heures de vol et 270 appontages.

 

En septembre 1992, breveté de l'école supérieure de guerre navale, il est affecté à la division « conduite des forces » de l'état-major ALFAN alors tout nouvellement créé et participe à la mise en place du dispositif maritime français en Adriatique. Ce sera l'occasion de trois missions de planification de courte durée sur le sol de l'ex-Yougoslavie. Spécialiste des opérations aériennes conduites à partir des porte-avions, il participe également à des travaux de prospective pour le compte de l'OTAN. En janvier 1995, il devient chef du groupement opérations du porte-avions Clemenceau.

 

Reconnu comme commandant du pétrolier ravitailleur Meuse le 27 juin 1996, il participe, avec son équipage, à un grand déploiement de l’escadre en Atlantique. Il quitte son commandement le 22 septembre 1997 pour devenir chef d'état-major de l'amiral commandant l'aviation embarquée. A ce titre, il dirige les travaux de préparation de la fusion de l'aviation embarquée et de l'aviation de patrouille maritime.

 

 

Breveté atomicien en janvier 1999 il est affecté au service programmes de l'état-major de la marine en tant qu'officier de programme adjoint Charles de Gaulle. Il suivra tous les essais à la mer du porte-avions jusqu'en août 1999 puis est affecté à bord comme commandant en second.

 

En juin 2000 il rejoint le collège des officiers de cohérence opérationnelle à l'état-major des armées, en tant que spécialiste de la frappe dans la profondeur. Responsable du dossier « construction de la défense européenne », il participe activement pendant deux ans aux travaux du groupe d'experts militaires en tant que chef de la délégation française.

 

Il suit la 52ème session du centre des hautes études militaires et la 55ème session de l'institut des hautes études de défense nationale au cours de l'année scolaire 2002-2003 et commande le Charles de Gaulle  du 1er août 2003 au 5 août 2005.

 

En février 2006, il prend les fonctions de Commandant de la Force Maritime de Réaction

Rapide (COMFRMARFOR). A ce titre il effectue trois missions opérationnelles dont deux à la tête du groupe aéronaval en océan Indien (Agapanthe 06 et 07) en soutien des forces alliées déployées en Afghanistan. La troisième mission opérationnelle sera l’évacuation des ressortissants français au Liban à l’été 2006 (opération « BALISTE » - 19 juillet / 5 octobre).

 

En juillet 2007, il est affecté à l’état-major de la marine à Paris en tant que sous-chef d’état-major « opérations aéronavales ».

 

Il prend le commandement de la force d’action navale le 8 septembre 2011 et celui de l’EUROMARFOR (European Maritime Force) le 15 septembre 2011.

Il est nommé inspecteur général des armées – Marine le 02 septembre 2013 et élevé aux rang et appellation d’amiral à la même date.

 

L’amiral Magne est commandeur de la Légion d'Honneur, officier de l'Ordre National du

Mérite et du Mérite Maritime. Il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec étoile d’argent et étoile de bronze, de la médaille de l'aéronautique, de la médaille d'outre-mer avec agrafe « Liban », de la médaille de bronze de la Défense Nationale, des médailles commémoratives de l'ex-Yougoslavie et de l'OTAN et de la médaille de bronze des affaires étrangères. Il est également commandeur avec épées de l’ordre de Malte et titulaire de la médaille du mérite Libanais, échelon argent.

Il est marié et père de quatre enfants.

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