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L'Afrique de l'ouest, marché outsider d'Haropa

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L'Afrique de l'ouest, marché outsider d'Haropa

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Le 26 mai, Haropa a organisé, en partenariat avec Ports et Corridors, un webinaire sur les liaisons avec l’Afrique de l’ouest. La crise sanitaire a amené de nouvelles habitudes qui sont appelées à perdurer, selon les vœux des opérateurs. Un article d'Hervé Deiss. 

Après avoir organisé deux webinaires sur l’Asie, Haropa a misé sur le continent africain. Les ports de la vallée de Seine ont souhaité analyser la situation de l’Afrique de l’ouest et du centre. Les trafics conteneurs demeurent un sujet important. Les céréales et le conventionnel font aussi un retour en force cette année.

L’Afrique : 15% du trafic global de Haropa

« L’Afrique de l’ouest représente 15% du trafic global de Haropa, soit environ 13,4 Mt. C’est un marché important avec l’Asie », a commencé par déclarer Laurent Foloppe, directeur commercial et marketing de Haropa. Pour les ports de la vallée de la Seine, ce marché concerne aussi bien les pays littoraux que les pays enclavés. « Nous sommes le premier port français sur ces différents marchés, a continué Laurent Foloppe. Nous avons enregistré une croissance de 12% au cours des cinq dernières années ».

Cacao, fruits et légumes

Le trafic de Haropa avec l’Afrique se fait à deux tiers à l’export et un tiers à l’import. Ce dernier est tiré par le pétrole brut, le cacao ou encore les fruits et légumes. À l’export, ce sont des conteneurs et des céréales qui composent la majorité des flux. « Le premier constat tient aussi à la bonne répartition de ces flux, a indiqué Olivier Ferrand, directeur du développement de Haropa. La moitié sont réalisés sur les quais du Havre et l’autre moitié à Rouen. »

Une tonne sur deux vers l’Afrique

Les flux de vracs solides montrent le caractère stratégique de l’Afrique. En effet, les ports de Seine réalisent 6,8 Mt de trafics de vracs solides avec l’Afrique, continue le directeur du développement. « c’est considérable. Une tonne sur deux de vracs solides de Haropa est à destination de l’Afrique. »
Du côté des diverses, la part de l’Afrique n’est pas marginale. Ainsi, avec 265 000 EVP, l’Afrique pèse 10% des flux conteneurs. Sur le roulier, voitures neuves et d’occasion, ce sont 53 000 unités qui partent chaque année vers le continent soit 7% des flux globaux de Haropa. Et enfin, les vracs liquides ne sont pas en reste avec 3,2 Mt, soit 6%.

Le nord et l’ouest emportent les premières places

Trois pays représentent à eux seuls la moitié de ces trafics entre Haropa et le continent. L’Algérie, le Maroc pour le nord et le Nigéria pour l’ouest. « En ajoutant le Cameroun et l’Afrique du sud, nous avons les trois quarts des flux africains », continue Olivier Ferrand. Les trois premières destinations sont alimentées avec des conteneurs, mais aussi du blé pour l’Algérie et le Maroc. Au Nigéria, les sorties de pétrole vers Haropa pèsent.

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