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L'agence européenne des gardes-frontières succède à Frontex

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L'agence européenne des gardes-frontières succède à Frontex

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C'était l'un des principaux points du plan Juncker sur la politique européenne face à la crise migratoire. Hier, à la frontière bulgaro-turque, l'agence européenne des gardes-frontières a officiellement succédé à Frontex, l'actuel échelon européen compétent en matière de gestion de la migration. Imaginée il y a un an, cette agence a été mise en place dans un délai extrêmement rapide - comparativement aux standards habituels des procédures européennes -, notamment en raison de la pression de l'Allemagne et des pays du sud de l'Europe.

La nouvelle autorité aura un rôle plus large que l'agence Frontex. Diposant d'une indépendance accrue vis-à-vis des Etats membres et d'un budget autonome, elle pourra mener des actions conjointes avec des Etats tiers en matière de contrôle de la migration, organiser elle-même les renvois de clandestins, évaluer les éventuelles lacunes des Etats et même intervenir en cas de situation urgente. Cela, même si l'Etat débordé n'a pas demandé cette aide. 

L'agence sera également en charge de la veille permanente aux frontières extérieures, de la formation et du détachement d'agents de liaison dans les Etats de l'Union européenne et dans les Etats tiers, ainsi que la prévention de la criminalité transfrontalière.

Les effectifs actuels de Frontex, environ 1600 agents, devraient être doublés. Une force réserviste de réaction rapide de 1500 gardes-frontières, désignés par les Etats membres, pourra également être déployée pour pouvoir aider, dans un délai de trois jours, un pays qui en aurait besoin.

 

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