Marine Marchande
L'AIS bientôt intégré aux balises de détresse

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L'AIS bientôt intégré aux balises de détresse

Marine Marchande

Les entreprises spécialisées dans les balises de détresse, comme le groupe français Orolia, travaillent actuellement sur la possibilité d'intégrer le système d'identification automatique (AIS) dans ces équipements. Pour l'heure, les balises de détresse utilisent deux types de signaux. Le premier, de 406 MHz, sert à la transmission par satellite afin de donner, via le GPS, une position géographique. Historiquement, les balises utilisent aussi un signal de 121.5 MHz servant aux équipes de secours, en phase finale de guidage, afin de se diriger vers les naufragés. Ce signal n'est, malheureusement, pas très efficace. Quant au GPS, il ne fonctionne pas systématiquement quand les conditions de mer sont mauvaises. De plus, certaines zones géographiques ne sont pas couvertes par les satellites. D'où l'idée d'intégrer sur les balises de détresse le système AIS, en voie de généralisation sur tous les navires de commerce de par le monde, dans les dispositifs de surveillance côtière, ainsi que sur les moyens civils et militaires chargés du sauvetage et de la surveillance maritimes. « Nous croyons beaucoup dans le développement de ce système. Cela permettrait aux garde-côtes ou aux moyens de sauvetage en général, mais aussi à tous les bateaux équipés de l'AIS, de capter le message de détresse émis par la balise et d'obtenir un positionnement. L'intégration de l'AIS dans les balises peut améliorer significativement l'efficacité des secours et faciliter le guidage. L'AIS devient un protocole standardisé amené à équiper tous les navires, ce qui présente également un avantage en termes de coûts, puisque le système est ou sera déjà en place sur les bateaux », explique Jean-Yves Courtois, président d'Orolia.
Au sein de groupes internationaux de réflexion réunissant les professionnels du secteur, la société française travaille sur ce concept. Alors que les garde-côtes américains ont déjà fait part de leur intérêt pour une telle évolution, les premières balises intégrant l'AIS pourraient voir le jour dans les 18 à 24 mois.
On notera que les industriels travaillent sur des balises pour bateaux mais aussi des équipements individuels. Des développements sont par exemple en cours dans le secteur de l'offshore, afin d'obtenir une alerte et un positionnement immédiat, depuis une plateforme, si un homme tombe à la mer.

Balise personnelle développée par le groupe Orolia (© : OROLIA)
Balise personnelle développée par le groupe Orolia (© : OROLIA)

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