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L’Alliance Clean Arctic demande l’interdiction du fioul lourd dans l’Arctique

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Cette semaine, un important sommet se tient à Londres, le Marine Environment Protection Committee (MEPC72), sous l’égide de l’Organisation maritime internationale. Il doit statuer sur les questions environnementales et de possibles futures règlementations pour lutter contre la pollution maritime. C’est à ce titre que l’Alliance Clean Arctic, regroupant 18 ONG, appelle les États membres de l'OMI à soutenir une proposition visant à interdire le fioul lourd de la navigation dans l'Arctique. Parmi les membres importants qui restent à convaincre, on trouve le Canada, le Danemark et la Russie.

Le mouvement rappelle qu’un premier pas positif a été entrepris l’année dernière lors de MEPC71, puisque l’OMI avait ouvert la porte à une réflexion sur la question. Dans son combat, l’alliance est soutenue par un certain nombre de pays dont beaucoup sont limitrophes de la zone (Finlande, Allemagne, Islande, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Norvège, Suède et États-Unis).

Le fioul lourd représente 75% du carburant utilisé par les navires en Arctique. Il comporte deux risques majeurs pour l’écosystème local. Tout d’abord les émissions nocives des cheminées des navires ont un impact important sur le réchauffement climatique et la fonte de la calotte polaire. Ensuite, en cas d’incident impliquant une marée noire, le fioul lourd peut causer des dommages sévères.

Pour beaucoup, la solution dans cette zone passe par l’utilisation d’autres carburants, comme du diesel plus léger ou encore mieux, du GNL. À noter que le fioul lourd a déjà été banni de la navigation en Antarctique pour les mêmes raisons.

 

 

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