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Lancement de Floatgen, première éolienne flottante française

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Lancement de Floatgen, première éolienne flottante française

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La première éolienne flottante française devrait entrer en service d'ici mi-2017 au large du Croisic. Après trois ans d'études, les différents éléments pour le montage de cette éolienne de deux mégawatts, baptisée « Floatgen », seront réceptionnés à Saint-Nazaire la semaine prochaine. La construction de la fondation flottante démarrera cet été.

La France en retard

« Nous installons notre première éolienne quand il y en a déjà 3.000 en mer du Nord. Nous avons un certain retard que nous souhaitons combler en essayant d'être un leader mondial sur l'éolien flottant », résume Paul de la Guérivière, fondateur et P-DG d'Ideol, PME implantée à La Ciotat qui coordonne le projet Floatgen.

Bouygues TP et Centrale Nantes sont parties prenantes du projet soutenu et financé par des investisseurs privés et publics (Région Pays-de-la-Loire, Ademe, Banque publique d'investissement, fonds européens). Il offre, selon son promoteur, une solution économique à l'exploitation des énergies éoliennes offshore. « Cette technologie permet en effet de contourner les contraintes de profondeur. Là où les éoliennes posées sur les fonds marins étaient limitées à des profondeurs maximales de 40 mètres, nous pouvons aller dans d'autres zones, plus loin des côtes, pour augmenter les rendements, mais aussi limiter l'impact sur les paysages et les usagers de la mer », expose Paul de la Guérivière.

La France ne compte pour l'heure aucune éolienne en mer, mais tente de combler son important retard en misant sur l'innovation. « Cette année a été très riche pour le développement des énergies marines renouvelables », estime Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, lors des troisièmes assises nationales du secteur, à Biarritz.

Rien qu'en Bretagne, Sabella a immergé une hydrolienne au large d'Ouessant en juin 2015 et DCNS vient de plonger une deuxième machine au large de Bréhat.

Pour atteindre les objectifs de la loi de transition énergétique fixant à 32 % la part d'énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030, le SER propose que les énergies marines produisent 15.000 MW à cette date


Un article de la rédaction du Télégramme

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