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Lancement du destroyer HMAS Sydney

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Lancement du destroyer HMAS Sydney

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Alors que l'annonce du lauréat du programme géant SEA 5000 de nouvelles frégates pour la marine australienne est attendue de manière imminente, le chantier ASC d’Osborne, près d’Adélaïde, a mis à l'eau samedi dernier le dernier destroyer lance-missiles de la classe Hobart. Le futur HMAS Sydney (DDG 42) entre maintenant dans sa phase d’armement à flot. C’est la troisième unité du programme Air Warfare Destroyer, qui vise à doter l’Australie de bâtiments dédiés à la défense aérienne. Les deux précédents sont les HMAS Hobart (DDG 39) et HMAS Brisbane (DDG 41). Le premier est entré en service en septembre dernier, ce qui doit être le cas en septembre prochain pour le second et en 2019 pour le HMAS Sydney.

 

L'HMAS Sydney à la fin de sa construction (© NAVANTIA AUSTRALIA)

L'HMAS Sydney à la fin de sa construction (© NAVANTIA AUSTRALIA)

Le HMAS Sydney à l'eau  (© NAVANTIA AUSTRALIA)

Le HMAS Sydney à l'eau  (© NAVANTIA AUSTRALIA)

 

Le développement de la classe Hobart est issu de la frégate de type F100 espagnole Alvaro de Bazán. Longs de 146.7 mètres et affichant un déplacement de 7000 tonnes en charge, les nouveaux destroyers australiens sont équipés du système américain Aegis avec radar à faces planes SPY-1D, ainsi que 48 cellules de lancement vertical pour missiles surface-air SM-2 MR et ESSM. Le reste de l’armement comprend deux rampes quadruples pour 8 missiles antinavires Harpoon, une tourelle de 127mm, un système multitubes Phalanx, deux canons de 25mm et deux tubes pour torpilles MU90. On notera que la veille infrarouge est basée sur le Vampir NG, un système 360° fourni par Safran Electronics & Defense, les destroyers étant équipés chacun de deux systèmes installés dans les hauts de la mâture.

Pouvant mettre en œuvre un hélicoptère Seahawk et deux embarcations semi-rigides, les Hobart sont armés par environ 180 marins. Équipés de deux turbines à gaz LM2500 (General Electric) et deux moteurs diesels Caterpillar, pour une puissance propulsive totale de 34.8 MW, ils peuvent dépasser la vitesse de 28 nœuds, l’autonomie étant de 5000 milles à 18 nœuds.

Navantia est allié dans ce programme à différents industriels au sein d’AWD Alliance. BAE Systems Australia et Forgacs Group ont réalisé des sections de coques qui ont été ensuite assemblées au chantier d’Osborne par ASC. Raytheon est lui chargé de la production du système de combat. La fabrication sur place d’une majorité des bateaux est un choix politique. Le coût global du programme pour trois destroyers atteindrait 9.1 milliards de dollars australiens (à peu près 5.9 milliards d’euros) pour un retard de 30 mois par rapport au calendrier initial, ce qui en fait le type de navire le plus cher de la Royal Australian Navy. 

 

Le chantier naval ASC d'Osborne (© AWD ALLIANCE)

Le chantier naval ASC d'Osborne (© AWD ALLIANCE)

 

Aujourd’hui, les regards sont portés sur le programme SEA 5000, dont le but est la fourniture de neuf frégates polyvalentes devant remplacer les actuelles ANZAC. Trois constructeurs sont sur les rangs. Navantia Australia candidate avec sa F5000, dérivée des Hobart. Fincantieri propose un dérivé de sa FREMM et enfin BAE Systems postule avec sa future frégate du type 26. Le résultat de cette sélection pourrait intervenir dans les prochains jours.

 

La F5000 proposée par les Espagnols (© NAVANTIA)

La F5000 proposée par les Espagnols (© NAVANTIA)

La version basée sur la T26 proposée par les Britanniques (© BAE SYSTEMS)

La version basée sur la T26 proposée par les Britanniques (© BAE SYSTEMS)

La version basée sur la FREMM italienne (© FINCANTIERI)

La version basée sur la FREMM italienne (© FINCANTIERI)

Marine australienne Navantia