Histoire Navale
Lapérouse : Le déroulement de l'expédition modifié

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Lapérouse : Le déroulement de l'expédition modifié

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Le gros des moyens déployés dans le cadre de l'opération Lapérouse 2008 ne quittera pas Nouméa ce mois-ci, comme initialement prévu, mais au mois de septembre. En raison d'une avarie technique, le bâtiment de transport léger (Batral) Jacques Cartier n'est, en effet, plus disponible. L'ultime tentative pour retrouver la trace de l'explorateur français, disparu en 1788 sur les récifs de l'île de Vanikoro (archipel des Salomon), n'est pas pour autant abandonnée. L'autre navire de la Marine nationale engagé dans l'expédition, le patrouilleur La Glorieuse, a appareillé comme prévu il y a une semaine. Le bâtiment embarque en plus de son équipage six hommes des Groupes de Plongeurs Démineurs de Brest, Cherbourg et Toulon. S'y ajoutent un médecin du GPD et trois hydrographes du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Ces derniers auront pour mission de cartographier le lagon de Vanikoro, alors que les plongeurs prépareront le site sous-marin où gît l'épave de la Boussole, la frégate sur laquelle était embarqué Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse. La Glorieuse auront également pour mission de préparer l'arrivée du gros de l'expédition, notamment auprès des populations locales. On notera que l'opération comporte un important volet de soutien aux habitants, comprenant notamment la construction d'un dispensaire. Les sites de fouilles terrestres seront en outre repérés et préparés, les recherches débutant si le temps le permet.

Dumont d'Urville à Vanikoro 182 ans après ?


Il faudra donc, ensuite, attendre le mois de septembre pour voir la campagne de recherches débuter véritablement. En plus des hommes de la Marine nationale, 70 personnes seront embarquées, dont les équipes du DRASSM et du ministère de la Recherche pour mener les fouilles à terre. L'association néocalédonienne Salomon, qui enquête depuis des années sur le mystère La Pérouse, déploiera également plusieurs bateaux. Alors qu'à terre, on espère découvrir de nouvelles traces des marins de l'Astrolabe et de la Boussole, dont on sait aujourd'hui qu'un certain nombre a survécu, les fouilles en mer devraient permettre d'atteindre la cabine de l'explorateur. Après la disparition des deux frégates et de leurs 220 membres d'équipage, la mission de sauvetage lancée par la France, en pleine Révolution, avait manqué de peu Vanikoro. Ce n'est qu'en 1826 que Dumont d'Urville découvrira sur l'île les vestiges de l'Astrolabe mais aucun signe des survivants. Hasard de l'histoire, en raison des problèmes techniques du Jacques Cartier, c'est peut être son sistership, le Dumont d'Urville, qui participera en septembre prochain à l'expédition... Un petit retard pour un clin d'oeil très symbolique.
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- Voir notre dossier sur le Mystère La Pérouse

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