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L’Australie va mettre à flot son nouveau destroyer

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L’Australie va mettre à flot son nouveau destroyer

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Le chantier ASC d’Osborne se prépare à mettre à flot le HMAS Hobart, premier d’une série de trois nouveaux destroyers lance-missiles destinés à la marine australienne. Adoptant le design F100 du groupe espagnol Navantia, ces bâtiments de 146.7 mètres de long présenteront un déplacement de près de 7000 tonnes en charge. Conçus notamment pour assurer des missions de défense aérienne, ils disposeront du système américain Aegis avec radar à quatre faces planes, ainsi que 48 cellules de lancement vertical pour missiles surface-air SM-2 MR et ESSM. Le reste de l’armement comprendra deux rampes quadruples pour 8 missiles antinavire Harpoon, une tourelle de 127mm, un système multitubes Phalanx, deux canons de 25mm et deux tubes pour torpilles MU90. Pouvant mettre en œuvre un hélicoptère Seahawk et deux embarcations semi-rigides, les nouveaux destroyers australiens, qui seront armés par environ 180 marins, pourront également mener des missions de lutte anti-sous-marine grâce à leur sonar de coque et leur antenne remorquée. Equipés de deux turbines à gaz LM2500 (General Electric) et deux moteurs diesels Caterpillar, pour une puissance propulsive totale de 34.8 MW, ils pourront dépasser la vitesse de 28 nœuds, leur autonomie étant de 5000 milles à 18 nœuds.

 

Frégate espagnole du type F100 (© : NAVANTIA)

Frégate espagnole du type F100 (© : NAVANTIA) 

 

Deux ans de retard

Commandés en 2007 à l’issue d’une compétition internationale ayant opposé différents designs, le F100 espagnol se retrouvant en finale face l’américain Arleigh Burke, ces nouveaux destroyers sont construits dans le cadre du programme SEA 4000. Ce dernier a connu des difficultés au démarrage, obligeant Navantia à reprendre en main le chantier, y compris via la construction de blocs en Espagne. Au final, la construction accuse deux ans de retard. Le HMAS Hobart devrait être finalement livré à la marine australienne en mars 2016, ses deux sisterships, les HMAS Brisbane et HMAS Sydney, devant si tout va bien être réceptionnés en septembre 2017 et juin 2019.

 

La frégate Warramunga à sa sortie de refonte (© : BAE SYSTEMS)

La frégate Warramunga à sa sortie de refonte (© : BAE SYSTEMS) 

 

Refonte des ANZAC en attendant de nouvelles frégates

Dans le même temps, Navantia et d’autres industriels internationaux travaillent sur le prochain programme de la Royal Australian Navy. Il s’agit du SEA 5000, appelé notamment à assurer la succession des huit frégates du type ANZAC. En attendant qu’une décision soit prise, peut-être cette année, les ANZAC bénéficient d’un important programme de modernisation, portant notamment sur les équipements électroniques et l’armement, avec l’ajout d’un grand mât central. Les travaux, achevés sur le HMAS Perth en 2011, ont été effectués depuis sur les HMAS Arunta, HMAS Anzac et dernièrement sur le HMAS Warramunga. Depuis fin avril, c’est au tour du HMAS Parramatta d’être refondu au chantier Hendersen Australia Marine.

 

SNA français du type Barracuda (© : DCNS)

SNA français du type Barracuda (© : DCNS) 

 

DCNS de nouveau dans la course pour les sous-marins

Alors que l’Australie se dote également de deux porte-hélicoptères d’assaut, les HMAS Canberra et HMAS Adelaide, dérivés du Juan Carlos I espagnol, et qu’elle doit bientôt commander un nouveau bâtiment logistique pour remplacer le pétrolier-ravitailleur HMAS Success, le renouvellement de la flotte sous-marine est aussi à l’ordre du jour. Ce programme verra le remplacement des six unités du type Collins par six à douze nouveaux sous-marins océaniques, dont la livraison débuterait à partir de 2025. Alors que les Japonais semblaient quasi-assurés d’emporter le contrat, le remaniement gouvernemental intervenu en décembre 2014 a rebattu les cartes. La compétition a, depuis, été rouverte aux Français et aux Allemands, le nouveau ministre de la Défense australien, Kevin Andrews, ayant visité les sites de DCNS et de TKMS le mois dernier (il a été accueilli le 24 avril à Cherbourg). Pour mémoire, la France propose à l’Australie une version dérivée des Barracuda construits pour la Marine nationale. De grands bâtiments dotés non pas d’une chaufferie nucléaire comme les nouveaux SNA français, mais équipés d’une propulsion innovante basée sur une nouvelle génération de piles à combustible et de batteries offrant une très grande autonomie. 

Marine australienne