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L’Autorité environnementale rend son avis sur l’Interconnexion électrique franco-britannique via Aurigny

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L’Autorité environnementale du Conseil général de l’environnement et du développement durable a délibéré sur différents projets, dont celui de l’interconnexion électrique sous-marine et souterraine (FAB) entre la France et la Grande-Bretagne via Aurigny.

Voici l’avis de l’Ae publié ce 23 septembre :

« Le projet consiste en la création d’une interconnexion électrique (dite FAB) de 1,4 GW exploitée en courant continu entre le Royaume Uni (à proximité d’Exeter, dans le Devon) et la France (Menuel, dans le Cotentin), en passant par l’île anglo-normande d’Aurigny, afin de mieux répondre aux besoins de chaque pays en offrant une mutualisation de leurs sources de production, et d’élargir leur marché de l’électricité. Le projet est porté conjointement par RTE – maître d’ouvrage du projet depuis le poste de Menuel jusqu’à la délimitation entre les eaux territoriales françaises et celles relevant du baillage de Guernesey (dont dépend Aurigny) – et par FAB Link, société domiciliée à Guernesey qui vise à exploiter le gisement hydrolien d’Aurigny.

Les principaux enjeux environnementaux du projet portent, de manière générale, sur les effets environnementaux potentiellement induits par la création de la liaison FAB sur le système électrique français. Ils portent également sur les milieux naturels traversés (zones humides, paysage, habitats naturels et espèces marines du site Natura 2000).

Le projet comporte encore plusieurs incertitudes importantes, sur lesquelles ont porté les principales recommandations de l’Ae : statut juridique de la portion de ligne sous la responsabilité de FAB Link qui traverse la zone économique exclusive (ZEE) française ; démonstration de l’absence d’incidences significatives du projet sur le site Natura 2000 ; cohérence du projet avec l'évaluation environnementale du schéma décennal de développement du réseau de transport d'électricité (SDDRTE), qui n'a toujours pas fait l'objet d'un avis de l'Ae.

Bien que le dossier spécifie clairement que les techniques mises en oeuvre ne sont pas toutes définies à ce jour et dépendront du résultat de la consultation des entreprises pour la réalisation des travaux) et bien que le parti soit de considérer le scénario réaliste le plus défavorable, l’Ae recommande aux maîtres d’ouvrage de s’engager plus clairement sur les mesures d’évitement et de réduction des impacts, à terre comme en mer ».