Défense
Le 6ème BAM espagnol prend le nom de Furor

Actualité

Le 6ème BAM espagnol prend le nom de Furor

Défense

Vendredi dernier, une cérémonie s’est déroulée au chantier naval Navantia de Ferrol pour le baptême du futur BAM de la marine espagnole. La marraine du bateau est Ana Pastor, présidente du Congrès des députés. Le navire prend le nom de Furor, qui fut porté à deux reprises dans l’histoire de l’Armada Española. En premier lieu par un destroyer mis en service en 1896 qui a coulé dans la bataille de Santiago de Cuba. Puis par une corvette anti-sous-marine, également construite à Ferrol, qui a été en activité de 1960 à 1974.

 

Ana Pastor, la marraine du Furor, lors de la cérémonie de vendredi (© NAVANTIA)

Ana Pastor, la marraine du Furor, lors de la cérémonie de vendredi (© NAVANTIA)

 

Désigné P-46, c’est le 6ème et dernier BAM (Buque de Acción Marítima). Il doit être livré à la fin de l’année et doit débuter ses essais en mer ce mois-ci. Les quatre premiers exemplaires, les Meteoro, Rayo, Relámpago et Tornado, sont entrés en service en 2011 et 2012. Le 5ème, l’Audaz, a été livré à Cadix en juin dernier.

Longs de 93.9 mètres pour une largeur de 14.2 mètres, ces patrouilleurs hauturiers affichent un déplacement de 2490 tonnes en charge. Ils peuvent atteindre la vitesse de 20.5 noeuds et franchir 8000 nautiques à 15 noeuds. Leur équipage, initialement prévu à 35 hommes, est désormais de 46 marins, les bâtiments disposant de logements pour accueillir 70 personnes en tout. Pouvant embarquer un hélicoptère, les BAM mettent en oeuvre des embarcations rapides. L'armement comprend une tourelle de 76mm et de l'artillerie légère.

 

Time laps de la construction du Furor (© NAVANTIA)

 

Commandés le 21 novembre 2014 pour 333.5 millions d’euros, les cinquième et sixième BAM intègrent différentes améliorations, notamment en matière de protection de l’environnement. Répondant aux dernières évolutions de la convention MARPOL, ils bénéficient de nouveaux moteurs et sont dotés d’une usine de traitement des eaux usées. Alors que différentes obsolescences ont été traitées au niveau des équipements, Navantia a réduit le poids global des nouveaux patrouilleurs, ce qui permet de réaliser des gains de consommation en carburant.

 

Un autre BAM de la première série (© ARMADA)

Un autre BAM de la première série (© ARMADA)

 

Navantia en attente des F110

Le prochain programme qui devrait voir le jour dans la marine espagnole est celui des frégates de type F110. Avec cinq unités, la classe de frégates polyvalentes F-110 est prévue pour devenir la cheville ouvrière de l’Armada à côté des cinq F-100 (classe Álvaro de Bazán) livrées entre 2002 et 2012. Le chantier de Ferrol serait largement concerné par un éventuel contrat. Depuis plusieurs mois, l’industriel tente de convaincre l’État espagnol du bien-fondé de ce programme, notamment en matière de retombées économiques et sociales. Le chiffre de 7000 emplois directs et indirects par an pendant une décennie a été annoncé. L’ordre d’exécution du contrat n’est toujours pas intervenu. Il est maintenant espéré pour la fin de l’année avec un début de la construction pour l’année prochaine.

 

La série des F110 doit être construite à Ferrol (© Navantia)

La série des F110 doit être construite à Ferrol (© Navantia)

Navantia Marine espagnole