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Le B2M Champlain est arrivé à La Réunion

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Le B2M Champlain est arrivé à La Réunion

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Salué de 17 coups de canon par la frégate Nivôse, qui l’a accompagné ainsi que son hélicoptère Panther, mais également le Verdon de la Gendarmerie maritime, les vedettes de sauvetage des trois stations SNSM de l’île et le VB Volcan, tout nouveau remorqueur portuaire de Boluda actionnant ses lances à eau, le Champlain est arrivé hier à La Réunion. Le tout nouveau bâtiment multi-missions (B2M) de la Marine nationale, parti le 2 mai de Brest, a achevé son périple de 8000 milles à travers le golfe de Gascogne, la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien pour rejoindre sa base de Port des Galets.

 

 

(© PATRICK SORBY)

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(© PATRICK SORBY)

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(© PATRICK SORBY)

 

Permettant de compenser le retrait du service du bâtiment de transport léger (Batral) La Grandière, rentré l’été dernier en métropole pour y être désarmé, le Champlain va accomplir des missions de présence, de surveillance et de protection des intérêts français dans une zone économique exclusive de plus de 3 millions de km² englobant La Réunion, Mayotte, les îles Eparses et les archipels austraux (Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam, Crozet).

Long de 65 mètres pour une largeur de 14 mètres et un déplacement de 2300 tonnes en charge, ce bâtiment est le troisième des quatre B2M commandés à Kership, société commune de Piriou et DCNS. Livrées en 2016, les deux premières unités, les D’Entrecasteaux et Bougainville, sont basées en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. Le dernier bâtiment de la série, qui sera baptisé Dumont d’Urville, entrera quant à lui en service fin 2018 aux Antilles.

 

 

Disposant d’une importante autonomie et très polyvalents, les B2M peuvent remplir des missions de surveillance maritime, de lutte contre les activités illicites, de sauvetage et d’assistance aux navires en difficulté, de projection d’une petite force armée, de transport de matériel et de fret, ainsi que de lutte contre la pollution. Ces bâtiments sont conçus pour naviguer plus de 200 jour par an, grâce à un plan d’armement comprenant deux équipages se relayant à bord tous les quatre mois.

Avec le Champlain, les moyens navals des Forces Armées du Sud de l’Océan Indien (FASZOI) poursuivent leur modernisation. Après la rénovation des frégates de surveillance Floréal et Nivôse, puis l’arrivée du Champlain, La Réunion accueillera en septembre L’Astrolabe.  Ce nouveau patrouilleur polaire, propriété de l’administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), sera armé par des équipages de la marine. Il remplacera l’ancien patrouilleur austral Albatros, désarmé l’an dernier, et assurera aussi les missions de soutien logistique des bases antarctiques françaises.

Pour la suite, le renouvellement des moyens navals français dans cette zone concernera d’abord le patrouilleur Le Malin, qui sera remplacé au début de la prochaine décennie dans le cadre du programme des bâtiments de surveillance et d’intervention maritimes (BATSIMAR). Puis viendra le tour des Floréal et Nivôse.

 

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