Divers
Le Béon Manufacturing : 40 salariés licenciés

Actualité

Le Béon Manufacturing : 40 salariés licenciés

Divers

Le Béon Manufacturing (Lorient et Plouay), spécialisée depuis 1923 dans la fabrication de pièces de levage et d'ancrage, a été placée en redressement judiciaire en mars. 40 des 116 salariés sont aujourd'hui concernés par un plan de sauvegarde de l'emploi. 

Le plan de sauvegarde de l'emploi a été validé il y a quelques jours par la Direccte : Le Béon Manufacturing se sépare de 40 de ses salariés. Sur les 116 que compte cette entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces forgées pour la marine, l'industrie et l'offshore. Créées en 1923 à Port-Louis (56), les Forges Le Béon se sont installées après la Seconde Guerre mondiale au port de Keroman, à Lorient. En 2015, Le Béon Manufacturing a investi un terrain de 9,4 ha à Restavy, à Plouay. L'entreprise a conservé une activité à Lorient. 

Difficultés financières

Confrontée à des difficultés financières, Le Béon Manufacturing a été placée en redressement judiciaire en mars. Des difficultés essentiellement induites par la chute du cours du baril de pétrole, 70 % de l'activité de l'entreprise étant liée au pétrolier offshore. Le chiffre d'affaires (21 M€ en 2015) a diminué de moitié en 2016. Le Béon Manufacturing s'est bien diversifiée au fil des ans, notamment dans les énergies marines renouvelables, mais le marché n'est pas encore suffisamment mature aujourd'hui pour que cela suffise à compenser la perte d'activité sur l'offshore pétrolier.

Un savoir-faire historique

Dans un premier temps, « ce sont une trentaine de salariés qui sont licenciés », indique Christophe Le Béon, petit-fils du fondateur des Forges Le Béon et actuel dirigeant. De l'administratif à la production, tous les secteurs de l'entreprise sont concernés. Une dizaine d'emplois sont donc temporairement conservés. « Nous devons finaliser les commandes actuelles et préserver le savoir-faire historique très particulier de l'entreprise », indique Christophe Le Béon. « Une nécessité » dans le cadre « des discussions actuellement engagées avec plusieurs potentiels partenaires repreneurs, en France et à l'étranger », plaide le dirigeant.

Conclusion attendue cet été

Si Christophe Le Béon reconnaît « une situation compliquée », il souligne aussi « quelques facteurs encourageants : les groupes pétroliers commencent à réfléchir à une diminution de leurs coûts de revient pour s'adapter à la chute du baril ; baril dont le prix s'est d'ailleurs relativement stabilisé ». Si l'on reste loin des niveaux de commandes d'avant 2016, « cela peut signifier un retour progressif à la normale pour Le Béon Manufacturing ». Et du côté des énergies marines renouvelables, « il y a beaucoup de développements possibles ». Si elles aboutissent, les discussions menées avec d'éventuels repreneurs devraient être conclues dans le courant de l'été.

 

Un article de la rédaction du Télégramme