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Le Béon Manufacturing en liquidation judiciaire
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Le Béon Manufacturing en liquidation judiciaire

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En redressement judiciaire depuis fin novembre, l’entreprise lorientaise de ferronnerie Le Béon Manufacturing a été mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lorient.

Constatant que « le redressement est manifestement impossible », le tribunal de commerce de Lorient a converti la procédure de redressement judiciaire, ouverte le 22 novembre, en liquidation judiciaire. Dans son jugement du lundi 23 décembre, le tribunal explique que la société « ne dispose plus de capacités de financement suffisantes pour assurer son redressement » et « qu’au vu de son activité, le débiteur est manifestement dans l’impossibilité de présenter un plan d’apurement de son passif ». La cessation des paiements de l’entreprise date du 25 juillet. Lors de ce jugement, le représentant des salariés a déclaré que les salariés souhaitaient « passer à autre chose ».

Dépôt d’offres de reprise jusqu’au 7 janvier

Le tribunal indique que l’activité de l’entreprise peut se poursuivre jusqu’au 10 janvier 2020, « afin de permettre d’envisager un éventuel plan de cession de l’entreprise ». Les éventuels repreneurs ont jusqu’au 7 janvier 2020 pour déposer leurs offres de reprise au tribunal de commerce de Lorient. Jean-Paul Zoliec, le président de l’entreprise, qui a donné son accord pour cette liquidation, nous indiquait, fin novembre, que des investisseurs étaient intéressés.

70 emplois menacés

L’entreprise de ferronnerie, spécialisée dans les pièces forgées pour la marine, l’industrie et l’offshore est basée historiquement à Lorient depuis 1923. Elle dispose de locaux vétustes à Keroman, à Lorient, et de 10 hectares de surfaces commerciales au Restavy, à Plouay depuis 2015. Un site à moitié vide puisque seulement un des trois bâtiments de l’usine construite sur place est utilisé.

Déjà confrontées à des difficultés financières, les forges avaient été placées en redressement judiciaire en mars 2017, avant d’être reprise par quatre de ses anciens cadres. La société compte aujourd’hui 70 salariés, pour un chiffre d’affaires d’environ 8 millions d’euros. Un savoir-faire menacé de disparaître.

Un article paru dans le Télégramme le 28/12/19