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Le BPC Dixmude expérimente le drone Camcopter S-100

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Le BPC Dixmude expérimente le drone Camcopter S-100

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Après le patrouilleur hauturier L’Adroit, le drone aérien Camcopter S-100 de la société autrichienne Schiebel a mené une première campagne d’expérimentation sur le bâtiment de projection et de commandement Dixmude. La qualification de l’engin sur le BPC a été réalisée du 29 mai au 3 juin en Méditerranée.

 

Le Dixmude (© : MARINE NATIONALE)

Le Dixmude (© : MARINE NATIONALE)

 

Pendant cette période, le drone, mis en œuvre par une équipe du Centre d’Expérimentations Pratiques et de réception de l’Aéronautique navale (CEPA/10S), a réalisé 30 décollages et appontages, ainsi que 15 heures de vol de jour comme de nuit. Son système optronique MX-10 (L3 Wescam) a été utilisé pendant ces tests, permettant de transmettre des images (TV/IR) directement au bâtiment porteur, qui dispose ainsi d'un capteur déporté offrant des capacités complémentaires de surveillance, de détection, d'identification et de pistage.

 

 

C’est en 2012 que la France a acquis un exemplaire du Camcopter S-100, qui sert à la phase de préparation et de définition du futur programme SDAM (système de drones aériens de la marine). Celui-ci devrait voir le jour en même temps que les nouvelles frégates de taille intermédiaire, dont la tête de série doit être livrée par DCNS fin 2023.

Même si le futur drone français sera plus gros, le petit Camcopter a permis aux marins français d'expérimenter ce nouvel outil embarqué, d’acquérir un savoir-faire et de bénéficier d’un précieux retour d’expérience en termes d'intégration, de mise en oeuvre et de capacités opérationnelles. Sur l’Adroit, l’engin a notamment été employé dans le cadre de missions de surveillance maritime, de police des pêches, de lutte contre la migration clandestine et la piraterie.

En dehors des frégates et patrouilleurs, les UAV (Unmanned Aerial Vehicles) peuvent aussi présenter un intérêt certain pour les opérations amphibies, d’où cette nouvelle étape sur le Dixmude. Un drone aérien peut en effet, pour ce type d’emploi, avoir de multiples usages : en haute mer, pour contribuer à établir une situation maritime autour du BPC, dans la phase d’approche de la côte pour repérer de petits bateaux potentiellement hostiles, juste avant un débarquement afin de réaliser des reconnaissances et préparer l’arrivée des unités projetées, et enfin après le débarquement pour participer aux opérations aéroterrestres en soutien des troupes au sol.

- Voir notre article complet sur l’expérimentation française du Camcopter S-100

 

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