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Le BPC Tonnerre met le cap sur la Libye

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Le BPC Tonnerre met le cap sur la Libye

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On s'activait, hier à Toulon, pour embarquer du matériel sur le Bâtiment de Projection et de Commandement Tonnerre. En toute discrétion, le navire a appareillé en fin de soirée, pour rejoindre selon certaines sources le théâtre d'opération libyen. Au ministère de la Défense, on se refuse pour le moment à commenter ce déploiement. Toutefois, à l'Etat-major des Armées, on assurait hier qu'aucune intervention terrestre n'était à l'ordre du jour en Libye. Il faut dire que l'engagement d'un BPC dans ce secteur peut étonner, ce type de navire étant conçu pour le débarquement de troupes et de matériel, ainsi que la mise en oeuvre d'hélicoptères de transport et d'attaque.

Un CTM et le BPC Tonnerre  (© : MARINE NATIONALE)
Un CTM et le BPC Tonnerre (© : MARINE NATIONALE) Mais le Tonnerre, dont le radier est conçu pour abriter quatre chalands de débarquement, peut aussi servir à des opérations humanitaires dans des zones dépourvues d'installations portuaires, alors que son hôpital embarqué est à même de traiter de nombreux blessés. On notera d'ailleurs que le porte-avions Charles de Gaulle, déployé sur zone depuis la fin février, est désormais, en plus des missions de son groupe aérien, en charge du soutien médical de l'ensemble de la force aéronavale croisant au large de la Libye dans le cadre de l'opération Unified Protector. Sous commandement de l'OTAN, cette armada compte 26 navires et quelques 7000 marins. Le Tonnerre pourrait donc assumer ce rôle d'hôpital flottant si le porte-avions français revenait à Toulon, ce qui arrivera à plus ou moins brève échéance. Enfin le BPC peut également, grâce à ses importantes infrastructures de commandement, diriger à la mer une opération interarmées et interalliée. Il reste donc à voir ce que le Tonnerre fera exactement en Libye.

Le Charles de Gaulle  (© : MARINE NATIONALE)
Le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Le Charles de Gaulle de retour sur zone

Quant au porte-avions Charles de Gaulle, dont le retour prochain à Toulon est évoqué dans les coursives, l'EMA ne communique aucune date quant au retrait du bâtiment du dispositif international engagé dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Après quatre jours d'escale à La Sude, en Crète, le Charles de Gaulle a repris la mer samedi dernier et regagné son poste au large de la Libye, où ses avions sont de nouveau en action. On notera que l'escale crétoise a non seulement permis à l'équipage de "souffler" après 52 jours de mer, mais aussi de réaliser des opérations de maintenance. Ainsi, le piston guide et le piston moteur de la catapulte latérale ont été remplacés.

La Meuse, hier à Toulon  (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
La Meuse, hier à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

La Marne remplace la Meuse


Enfin, toujours concernant le groupe aéronaval français, le pétrolier-ravitailleur Meuse, qui était depuis le début de l'opération Harmattan en charge du soutien logistique des unités de combat, a été remplacé par la Marne. Après avoir embarqué durant quatre jours 10.000 m3 de combustible, 270 palettes de vivres, 45 palettes de matériel et plus de 260 sacs postaux, le bâtiment de commandement et de ravitaillement a quitté Toulon le 11 mai pour rejoindre les navires déployés au large des côtes libyennes, comme les frégates Jean Bart, Montcalm et Courbet. Cette dernière a, notamment, été ravitaillée le 14 mai, recevant en pleine mer 190 m3 de gasoil, 15 palettes de vivres ou encore 2 palettes de pièces de rechange.

La frégate Courbet (© : MARINE NATIONALE)
La frégate Courbet (© : MARINE NATIONALE)

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