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Le Brésil opterait pour des sous-marins français

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Le Brésil opterait pour des sous-marins français

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Cité par la presse brésilienne et relayé hier par Les Echos, le ministre brésilien de la Défense a annoncé, lundi, qu'un accord prévoyant la construction de sous-marins serait signé en décembre avec la France. Nelson Jobim a précisé que le contrat portait sur cinq sous-marins d'attaque, dont un destiné à être doté d'une propulsion nucléaire. DCNS n'interviendrait, toutefois, que pour les parties « non nucléaires » de ce navire, amené à devenir le premier sous-marin nucléaire d'attaque brésilien (dépourvu d'armement stratégique). Les premiers bâtiments - conventionnels, seront du type Scorpène et une partie pourrait être réalisée en France, selon les autorités brésiliennes. Un transfert de technologie serait ensuite opéré vers les chantiers locaux (la construction d'un nouveau site en dehors de l'arsenal de Rio serait envisagée). Le Brésil réaliserait chez lui la construction du SNA. Selon des propos de Nelson Jobim, rapportés cet été, le montant du contrat pourrait être supérieur à 5 milliards de dollars. La vente de ces sous-marins serait intégrée dans un accord de partenariat stratégique qui serait scellé dans deux mois, à Paris, au cours de la visite au Brésil du président Sarkozy. D'autres équipements français seraient concernés, comme des avions de combat Rafale de Dassault Aviation.

Sous-marins du type Scorpène (© : DCNS)
Sous-marins du type Scorpène (© : DCNS)

Cet énorme contrat d'armement est évoqué depuis plusieurs années mais les autorités brésiliennes se sont, indéniablement, rapprochées de Paris en 2008. En janvier, Nelson Jobim était notamment venu en France et avait visité Cherbourg et Toulon, où sont réalisés et basés les sous-marins d'attaque français.
Le projet de construction d'un SNA au Brésil a déjà plus de 20 ans. Dans cette perspective, une usine d'enrichissement d'uranium et de production de combustible avait été édifiée à Ipero en 1988, alors que les études portant sur le réacteur ont été confiées à l'Institut de Recherches de Sao Paulo. D'un gabarit équivalent aux Rubis français, les plus petits sous-marins nucléaires en service, le Riachuelo déplacerait 2700 tonnes en plongée. Disposant d'un réacteur de 50 MW, il pourrait atteindre la vitesse de 25 noeuds et plonger à environ 300 mètres. S'il parvient à terme, le programme pourrait voir l'entrée en service du premier bâtiment à l'horizon 2018/2020. Mis en sommeil en 2006, le projet a été réactivé en mars 2007 par le président Lula.

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