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Le Canada met à l’eau son second patrouilleur arctique

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Le Canada met à l’eau son second patrouilleur arctique

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Le chantier Irving d’Halifax a procédé le 10 novembre à la mise à l’eau du Margaret Brooke. Il s’agit du second des six nouveaux Navires de Patrouille Extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) de la marine canadienne. A flot depuis septembre 2018, la tête de série de ce programme, le Harry DeWolf, en est toujours au stade de l’achèvement et devrait normalement débuter ses essais en mer prochainement. En tout état de cause, sa livraison ne devrait pas intervenir avant 2020. Le Margaret Brooke et le troisième NPEA, le Max Bernays (mis sur cale en décembre 2018), devraient suivre d’ici 2022. Viendront ensuite les William Hall, Frédérick Rolette et Robert Hampton Gay.

Aussi connu sous l’acronyme anglais AOPS (Arctic and Offshore Patrol Ships), ces patrouilleurs polaires mesurent 103.6 mètres de long pour 19 mètres de large et afficheront un déplacement de plus de 6600 tonnes en charge. Dotés d’une coque brise-glace, ils pourront naviguer à la vitesse de 3 nœuds dans une épaisseur allant jusqu’à 1 mètre. Leur vitesse maximale en eaux libres sera de 17 nœuds, pour une distance franchissable de 6800 milles à 14 nœuds. L’autonome, très importante, pourra atteindre 120 jours. La partie énergie-propulsion comprend quatre diesel-générateurs de 3600 kW chacun et deux moteurs d’une puissance unitaire de 4500 kW. S’y ajoute un propulseur d’étrave pour faciliter les manœuvres et une paire d’ailerons stabilisateurs afin d’améliorer le confort lorsqu'ils n'évoluent pas dans les glaces.  

L’équipage sera de 65 marins, les bâtiments pouvant loger 20 personnes supplémentaires. Dotés de différentes embarcations, dont deux semi-rigides de 8.5 mètres capables de dépasser 35 nœuds, les Harry DeWolf disposeront aussi de capacités fret permettant de transporter du matériel, notamment en conteneurs, ainsi que des véhicules. Il pourra s’agir de camions pickups ou encore d’engins de types quads et motoneige permettant de déployer des équipes sur la banquise et à terre. La manutention pourra être effectuée avec une grue d’une capacité de levage de 20 tonnes. 

Equipés de puissants moyens de communication et de surveillance, ces patrouilleurs pourront mettre en œuvre un hélicoptère, y compris le CH-148 Cyclone. L’armement comprendra de l’artillerie, dont un canon télé-opéré de 25mm BAE Mk 38.

Les NPEA doivent permettre au Canada de renforcer ses moyens de surveillance et d’intervention polaires, tout en servant à réaffirmer la souveraineté du pays sur ses possessions arctiques.

Marine et garde-côtière canadiennes