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Le thonier Cap Bojador de retour à Concarneau seize ans après
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Le thonier Cap Bojador de retour à Concarneau seize ans après

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Seize ans que le Cap Bojador ne s’était plus amarré à Concarneau. C’était en octobre 2004. Son arrivée était donc « un petit événement », assure Claude Furic, directeur technique de la Compagnie française du thon océanique (CFTO), armement pour lequel le bateau opère parmi une flottille composée de quatorze thoniers sous pavillon français. Depuis lundi soir, le voilà à nouveau dans l’arrière-port de la Ville bleue pour un arrêt technique qui va s’étaler jusqu’à fin octobre.

Des travaux de mécanique, d’hydraulique, sur la chaîne de froid, d’électricité ou de peinture seront notamment effectués sur le navire, basé habituellement le reste de l’année dans le golfe de Guinée. Une partie du chantier, d’une durée de trois semaines, est aussi programmée en cale sèche. Plusieurs entreprises du secteur interviendront sur les différentes opérations, à commencer par Piriou naval services ou encore Barillec. « On a passé un appel d’offres et les prix étaient compétitifs ici. Avec la Covid-19, c’était également plus difficile de déplacer des techniciens européens sur les côtes africaines. On a donc décidé de l’envoyer à Concarneau », explique Claude Furic.

Construit à Concarneau

Âgé de trente ans, ce thonier congélateur a besoin d’un bon coup de neuf avant de repartir en campagne. Le bâtiment est d’ailleurs bien connu de certains locaux qui ont participé à son édification à la fin des années 80. Le Cap Bojador était alors le premier thonier de ce type à être construit par le groupe Piriou. Il avait été livré le 18 octobre 1990 pour le compte des établissements CMB (Chevannes-Merceron-Ballery) et le GIE France-Thon. Ces derniers avaient ensuite fusionné avec d’autres sociétés pour devenir la CFTO.

Jusqu’au milieu des années 2000, le thonier a sillonné les mers de l’océan Indien avant de changer de cap pour l’Atlantique. Le navire, long de 61 mètres, effectue désormais des marées de huit semaines avant de débarquer ses cargaisons de thon albacore et listao - jusqu’à 5 000 tonnes par an - en Côte-d’Ivoire. Du poisson pêché à la « senne tournante coulissante » et destiné à être mis en conserve.

La senne débarquée ce mardi

À bord, le Cap Bojador comporte un équipage de 21 personnes. De nombreux officiers viennent des nord et sud-Finistère, quand les marins viennent du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire ou du Bénin.

Lundi, de nombreuses personnes étaient présentes le long des quais, au Passage ou à la Ville close pour observer son arrivée. La senne du navire doit maintenant être débarquée dès ce mardi.

Un article de la rédaction du Télégramme