Marine Marchande
Le Cap Finistère reprend du service équipé de scrubbers

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Le Cap Finistère reprend du service équipé de scrubbers

Marine Marchande

Brittany Ferries compte un second navire équipé d'un dispositif de lavage des fumées d'échappement. Après le Normandie, revenu en flotte le 2 janvier, c’est le Cap Finistère qui a repris du service cette semaine équipé de scrubbers, systèmes destinés à empêcher les rejets d’oxydes de soufre (SOx), conformément à la règlementation désormais en vigueur en Manche, mer du Nord et Baltique. Comme pour le Normandie, les travaux ont été réalisés par le chantier Astander de Santander, en Espagne, où le Cap Finistère est entré en cale sèche le 13 janvier. Les travaux, très importants, ont notamment porté sur la reconstruction de la ligne d’échappements et la mise en place d’une nouvelle cheminée. Les ailettes qui caractérisaient l’ancien modèle ont été supprimées afin de gagner du poids.

 

Le Cap Finistère avant les travaux (© : MICHEL FLOCH)

Le Cap Finistère avant les travaux (© : MICHEL FLOCH)

 

L’installation des scrubbers entrainant une prise de masse, il a par ailleurs fallu intégrer une porte Stockholm (coulissante) au pont 3, dans les garages, afin que le navire reste conforme aux règles de sécurité en matière de stabilité. Cette modification n’entraine pas de perte sur la capacité de chargement.

Le Cap Finistère, qui a appareillé le 24 mars de Santander, est arrivé mercredi à Portsmouth et a repris son service entre le Royaume-Uni et l’Espagne à raison de trois rotations par semaine.

 

Le Barfleur (© : GARY DELVAL)

Le Barfleur (© : GARY DELVAL)

 

Au tour du Barfleur

 

C’est maintenant au tour du Barfleur d’être équipé de scrubbers. Le navire, qui a cessé son service le 15 mars entre Cherbourg et Poole, a rejoint Astander et doit reprendre son activité commerciale le 15 mai. Afin de compenser l’absence du Barfleur au début de la saison, Brittany Ferries va limiter la période d’hivernage du Normandie Express, qui sera remis en service dès le 29 avril pour assurer la ligne Cherbourg-Poole en attendant le retour du ferry.

La compagnie bretonne aura alors achevé la moitié du plan de transformation de sa flotte, supervisé techniquement par STX France, dont on salue l’expertise chez Brittany Ferries. « Les scrubbers sont installés et fonctionnels. Nous sommes très satisfaits du travail fait sur ce projet par STX France, la coopération est vraiment bonne », se félicite-t-on au siège de l’armement.

 

Le Pont Aven (© : MICHEL FLOCH)

Le Pont Aven (© : MICHEL FLOCH)

 

Une demi-douzaine de chantiers en lice pour les trois derniers navires 

 

Il reste encore à doter de systèmes de lavage des fumées l'Armorique, le Mont St Michel et le Pont Aven, qui ne recevront leurs scrubbers qu’après la haute saison. Ils passeront en arrêt technique à partir du mois de septembre, le programme devant être achevé au cours du premier trimestre 2016. On ne sait pas encore où seront effectués les travaux. Cinq à six chantiers, dont des Français, sont en encore en compétition pour emporter cet important marché. L’ensemble des travaux d’équipement en scrubbers et modifications inhérentes sur les six ferries représente en effet un coût de 90 millions d’euros.

Le nouveau Baie de Seine (ex-Sirena Seaways), affrété à DFDS et prévu pour être opérationnel en mai après un arrêt technique au cours duquel il sera mis aux couleurs de Brittany Ferries et bénéficiera d’un renforcement des défenses de coque, a déjà été doté de scrubbers par son propriétaire.

L’Etretat et le Bretagne sont quant à eux passés du fuel lourd au diesel (comme le Normandie Express) afin de répondre à la règlementation sur les émissions de SOx en Manche. C’est aussi le cas pour les ferries qui n’ont pas encore été transformés et dont les moteurs brûlent du MDO lorsqu’ils évoluent dans la zone concernée. 

Brittany Ferries