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Le CG 76 va geler ses financements dans les Grands Ports Maritimes normands

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Le CG 76 va geler ses financements dans les Grands Ports Maritimes normands

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Il y a de l'eau dans le gaz entre le département de la Seine-Maritime et l'Etat. Vendredi, au terme du débat d'orientation budgétaire 2011, Didier Marie, président du Conseil général, a annoncé que le département allait geler sa participation financière aux Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen. L'assemblée territoriale parle de contexte économique et social très difficile, avec une hausse significative du chômage et, notamment, une augmentation du budget nécessaire au financement du Revenu de Solidarité Active (RSA). Didier Marie, comme bon nombre de ses collègues dans d'autres départements, dénonce une nouvelle fois le transfert de compétences de l'Etat vers les collectivités locales, transferts qui ne seraient pas accompagnés des financements correspondants. A cela s'ajoute la réforme de la taxe professionnelle, qui engendre un manque à gagner supplémentaire. Pour son budget 2011, le Conseil général a donc décidé de se concentrer sur ses prérogatives. « Le gouvernement ne peut pas à la fois nous priver de ressources, nous imposer de payer la Solidarité Nationale à sa place et nous demander de financer les investissements dont il a la responsabilité. Nous gèlerons donc toute participation du Département à des opérations relevant de la responsabilité de l'Etat et des grands établissements publics dont l'Etat est le seul actionnaire, comme les Grands Ports Maritimes. Nous engagerons une nouvelle négociation avec les territoires en fonction de nos priorités mais surtout au regard de l'engagement de l'Etat », affirme Didier Marie. Alors que le département de la Seine-Maritime doit participer à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros à des projets menés par les GPM de Rouen et du Havre, le président du CG 76 réclame que l'Etat rembourse les charges non compensées depuis plusieurs années (évaluées à plus de 300 millions d'euros). « Tant que le gouvernement n'aura pas réglé ce qu'il nous doit, nous ne participerons pas », a prévenu Didier Marie.

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