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Le champ éolien offshore de Fécamp est lancé

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Le champ éolien offshore de Fécamp est lancé

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C’est le deuxième parc éolien offshore lancé par EDF Renouvelables en quelques mois. Après celui de Saint-Nazaire « dont les travaux se poursuivent nominalement malgré le confinement », comme l’a confirmé Bruno Bensasson, PDG d’EDF Renouvelables, lors d’une visio-conférence à laquelle Mer et Marine a assisté hier, c’est désormais le champ de Fécamp qui va pouvoir démarrer.

Issu lui aussi du premier appel d’offres attribué par l’Etat français en 2012, le champ de Fécamp va produire 496 MW, grâce à 71 éoliennes Siemens Gamesa de 7 MW, qui seront réalisées au Havre et assemblées à Cherbourg. Le champ sera installé sur une surface de 60 km2 à une distance comprise entre 13 et 22 km de la côte. Il devrait entrer en production en 2023 et nécessite un investissement de 2 milliards d’euros du consortium constitué à 35% d’EDF Renouvelables, 35% du canadien Enbridge et 30% du développeur WPD Offshore.

En plus de la commande des machines à Siemens Gamesa, le consortium a également contractualisé la construction et l’installation des fondations gravitaires des éoliennes avec une association d’entreprises constituée de Bouygues Travaux Publics, Saipem et Boskalis. Ce dernier contrat de 552 millions d’euros se répartit à 40.5% pour Bouygues et 40.5 % pour Saipem, tous deux en charge du design, de la construction et de l’installation des fondations, et de 19% pour Boskalis qui est responsable de la préparation du sous-sol marin, rocheux dans la zone, ainsi que du ballastage des fondations sur zone. Les fondations, qui seront construites sur le site du quai de Bougainville du port du Havre, seront transportées sur place par la barge Saipem 7000 qui les installera. Les Chantiers de l’Atlantique, avec GE Grid et SDI, seront en charge de la construction et de la connexion de la sous-station électrique.

Par manque de place à la future usine Siemens Gamesa du Havre, les éoliennes seront pré-assemblées à Cherbourg, aux côtés de celles du futur champ de Courseulles-sur-Mer, dont la décision d’investissement devrait intervenir à la fin de l'année. Nacelles, mâts et pales y seront acheminés par barge avant de rejoindre le site de Fécamp.

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