Histoire Navale
Le chantier du Guip remet à l’eau le Sumurun

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Le chantier du Guip remet à l’eau le Sumurun

Histoire Navale

Vendredi 19 juillet, après 16 mois de travaux au chantier du Guip, à Brest, le superbe yacht classique Sumurun a été remis à l’eau. Construit sur les plans de William Fife et considéré comme l’une de ses plus belles réussites, ce bateau de 28 mètres a été lancé en 1914 dans le chantier de l’architecte à Fairlie, en Ecosse. Gréé au début de sa vie en yawl aurique, il a participé à de nombreuses régates un peu partout en Europe, aux Etats-Unis et aux Antilles, aux mains de plusieurs propriétaires.

 

Le Sumurun juste avant sa remise à l'eau (

Le Sumurun juste avant sa remise à l'eau (© MICHEL FLOCH)

 

 

Le Sumurun de nouveau à l'eau (

Le Sumurun de nouveau à l'eau (© MICHEL FLOCH)

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(© MICHEL FLOCH)

 

Déjà rénové plusieurs fois, dont en 1984 à La Spezia, en Italie, le Sumurun a quitté la Méditerranée pour arriver à Brest en octobre 2017 et bénéficier d’un grand chantier de restauration, dont le but était de remettre le bateau dans son état d'origine.

Lors des travaux l'étrave a été complétement refaite sur une longueur de 12 mètres, nécessitant de démolir complètement l'ancien bordé. Pas moins de onze couches de peinture ont été appliquées sur la coque ou les oeuvres vives par une équipe de techniciens spécialistes du chantier Filumena Marine d'Arzal. Les lignes ont également été reprises car les restaurations précédentes avaient dénaturé son élégante silhouette d'origine. 

Le bateau de 68 tonnes va être gréé en ketch et portera 1200 m2 de voilure avec un grand mât de 36 mètres qui arrivera à Brest cette semaine afin d’être installé sur le Sumurun. Une fois mâté et tout l'accastillage réinstallé, le voilier réalisera ses essais en vue de pouvoir participer aux régates Royales de Cannes et aux Voiles de Saint-Tropez en septembre prochain.

Les ouvriers du Chantier du Guip, rassemblés sur le bord du quai pendant la mise à l'eau, semblaient fiers, et à juste titre, de leur travail. Pour le Guip, après la restauration de la goélette Séverine l'an dernier et de Pen Duick début 2019, c'est une réalisation digne d'un chef d'oeuvre pour un compagnon... La réputation du chantier brestois, qui n'est plus à faire sur les bateaux traditionnels en bois, va encore gagner en notoriété avec cette réalisation exceptionnelle lorsque le Sumurun régatera à nouveau parmi les autres voiliers classiques.

Le propriétaire suisse, en tout cas, semblait heureux de voir son bateau flotter à nouveau comme au premier jour et ne pas regretter le million d'euro dépensé.

 

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(© MICHEL FLOCH)

Port de Brest