Construction Navale
Le chantier Pech'Alu a le vent en poupe
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Le chantier Pech'Alu a le vent en poupe

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Vincent Colas qui a pris la barre de l'entreprise il y a un an a le sourire. Une barge pour l'île aux Moines prête à être livrée ; un bateau taxi pour la Corse en construction ; un appel d'offres venant de La Réunion... Le chantier Pech'Alu a le vent en poupe. 

Spécialisée dans la construction navale et la construction, la réparation, l'entretien et la location de pontons et passerelles alu et acier, Pech'Alu international, basée à Inzinzac-Lochrist, a le vent en poupe. L'entreprise va livrer, dès qu'une fenêtre météo le permettra, une barge à la société Izenah Croisières. En remplacement d'un navire déjà fabriqué par l'entreprise il y a 30 ans, « Le compagnon des Iles » assurera les rotations à 12 noeuds (environ 20 km-heure) entre Port-Blanc et l'île aux Moines. Il pourra accueillir 100 tonnes de marchandises-véhicules et douze passagers. Un chantier de huit mois, dont 5.000 heures de travail de chaudronnerie pure, auxquelles il faut ajouter la menuiserie, l'électricité et la mécanique. « Un bateau de 42 tonnes (24 m de long pour 8,20 m de large) entièrement en alu, y compris les rampes d'accès pour les camions. Cela a pour avantage de ne pas avoir de corrosion et d'être plus léger, donc d'avoir moins de tirant d'eau. Une construction assez simple, puisque les moteurs sont installés dans un caisson sur le pont arrière avec toutefois les spécificités pour l'embarquement ».

Assemblage au Ty Mor

Il aura fallu assembler les différents éléments sur la zone du Ty Mor à Hennebont, les routes n'étant pas adaptées au gabarit du navire. Une autre barge à fond plat, encore plus importante, est en cours de construction à Pech'Alu. En chantier également, un bateau taxi pour la Corse, car l'entreprise travaille pour toute la métropole et les Dom-Tom. Elle vient d'ailleurs de répondre à un appel d'offres à La Réunion. « Cela va bien. Le carnet est plein jusqu'en avril. On recherche d'autres bateaux pour la suite. Il y a une forte demande, cela a représenté 70 % de l'activité et 30 % pour les passerelles et pontons. On devrait rester dans les mêmes ratios », indique Vincent Colas, qui est devenu patron de l'entreprise le 30 janvier 2017. Il en était auparavant le directeur technique. « C'était un nouveau métier. Il faut apprendre et apprendre vite ». Et d'ajouter dans un éclat de rire : « C'est aussi compliqué que ce que je pensais. À ce niveau-là, cela tient toutes ses promesses. Mais aucun regret, c'est très enrichissant ».

Quatre salariés de plus

Avec 4 M€ de chiffre d'affaires, 26 salariés, soit quatre de plus que lorsqu'il a repris l'entreprise, il garde le sourire et la confiance, même si ce n'est pas toujours simple, notamment pour garder du personnel. Une fois formé, ce dernier part souvent à Naval Group (ex DCNS)...

Article de la rédaction du Télégramme