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Le Charles de Gaulle prêt à partir en mission

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Le Charles de Gaulle prêt à partir en mission

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Après son arrêt technique estival, le porte-avions français achève avec l’ensemble du groupe aéronaval (GAN) sa remontée en puissance. L’équipage ainsi que le groupe aérien embarqué et les bâtiments d’escorte, ont enchainé les entrainements et qualifications au large de Toulon. Une importante phase de de remise à niveau opérationnelle (RANO) s’est notamment déroulée du 6 au 16 octobre. « Cette étape vis(ait) à éprouver le bâtiment et ses marins dans tous les domaines de lutte.  Une quinzaine d’entraîneurs de la force d’Action navale (a été) chargée d’organiser, de jour comme de nuit, une série d’exercices pour vérifier la bonne réaction de l’équipage, dont le tiers a été renouvelé cet été. Le Groupe Aérien Embarqué (GAé) était également associé à cet entraînement pour une phase importante de qualification des pilotes.  Douze avions Rafale et deux Super Etendard Modernisés ainsi que le personnel des flottilles ont pris part à cet entraînement, les exercices se sont succédés avec un niveau de difficulté croissant : intervention incendie, ravitaillement à la mer, lutte contre des menaces asymétrique, crash aéronef, détection et lutte contre menaces surface, sous-marines ou aériennes…  Les scénarii variés ont permis de tester l’équipage dans tous les domaines, de la navigation à la mise en œuvre des avions en passant par la sécurité, les opérations ou encore les systèmes de combat ou d’informations », explique la Marine nationale.

 

 

Quadruple tir d’Aster 15

A cette occasion,  le Charles de Gaulle a également procédé à un impressionnant tir en salve d’Aster 15. En cinq secondes, quatre missiles surface-air ont été tirés depuis les deux lanceurs Sylver dont le porte-avions est doté (16 cellules à tribord avant et 16 autres à bâbord arrière). C’est la première fois depuis sa mise en service et celle de ce système d’armes, en 2001, que le Charles de Gaulle tire autant de missiles en même temps. Un essai qui visait, selon la Marine nationale, à démontrer « sa capacité à faire face à des menaces simultanées provenant de différentes directions. Les menaces étaient simulées par des cibles mises en œuvre depuis le centre d’essais missiles de l’île du Levant ». Après ce quadruple tir en salve sur des cibles simulant plusieurs angles d'attaque, un cinquième Aster 15 a été lancé pour tester un scénario différent. 

 

La frégate belge Léopold I (© : CMB)

La frégate belge Léopold I (© : CMB) 

 

Des frégates étrangères intégrées au GAN

Alors que le bâtiment a mené depuis le 16 octobre d’autres entrainements avec l’aéronautique navale, le groupe aéronaval français se prépare désormais pour son prochain déploiement. Pour l’heure, Paris n’a pas annoncé cette mission mais le départ rapide du Charles de Gaulle et de son escorte est un secret de Polichinelle. Les Belges ont notamment vendu la mèche en faisant savoir que la frégate Léopold I, actuellement déployée en Méditerranée dans le cadre de l’opération européenne Sophia (lutte contre les passeurs de migrants) intègrerait le GAN ce mois-ci à l’occasion de son déploiement dans le golfe Persique. Selon la presse australienne, la France aurait également proposé à l’Australie de joindre l’une de ses frégates à la Task Force que le Charles de Gaulle va emmener. Celle-ci devrait logiquement, comme ce fut le cas l’hiver dernier, être employée contre le groupe islamiste Daech.    

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