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Le Charles de Gaulle a regagné Toulon

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Le Charles de Gaulle a regagné Toulon

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De nombreuses familles, 500 personnes au total, étaient massées hier aux appontements Milhaud, à Toulon, pour accueillir les marins du Charles de Gaulle. Après trois mois d’absence, le porte-avions a regagné sa base en fanfare, avec la musique des équipages de la flotte, et les cris de joie des conjoints et enfants (voir le reportage photos de Jean-Louis Venne en fin d’article).

 

Le CDG à son arrivée à Toulon hier (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le CDG à son arrivée à Toulon hier (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Les familles des marins (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Les familles des marins (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

 

Déployé avec les frégates Forbin et Jean de Vienne, le pétrolier-ravitailleur Meuse et un sous-marin nucléaire d’attaque, le Charles de Gaulle a opéré en Méditerranée, mer Rouge, océan Indien et golfe Persique. En tout, le groupe aéronaval (Task Force 473), commandé par le contre-amiral Eric Chaperon, a été mis en œuvre par 2300 militaires, armant les bâtiments et les aéronefs embarqués (10 Rafale Marine, 10 Super Etendard Modernisés, 2 Hawkeye et des hélicoptères, dont des EC725 Caracal de l’armée de l’Air).

 

 

Le Forbin (© MARINE NATIONALE)

Le Forbin (© MARINE NATIONALE)

 

Le Jean de Vienne (© MARINE NATIONALE)

Le Jean de Vienne (© MARINE NATIONALE)

 

La Meuse (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

La Meuse (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Le CA Eric Chaperon (© 

Le CA Eric Chaperon (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

23.000 milles parcourus et 1800 catapultages réalisés

 

 

En 90 jours, dont 80 de mer, le GAN a parcouru 23.000 milles, soit l’équivalent d’un tour du monde. L’activité a été très intense sur le pont d’envol du Charles de Gaulle, qui a réalisé quelques 1800 catapultages, soit en moyenne plus de 20 vols quotidiens d’avions de chasse et de guet aérien. La Marine nationale précise que 90% des missions planifiées ont été réalisées et que les bâtiments français ont mené à bien plus de 30 ravitaillements à la mer, dont une dizaine au profit d’unités extérieures à la TF 473. Six ravitaillements ont, par ailleurs, été effectués par des navires logistiques étrangers.

Le déploiement a été ponctué par trois grands exercices : White Shark avec l’Arabie Saoudite, du 7 au 10 décembre, Ocean Falcon au large du Qatar du 5 au 7 janvier et Big Fox avec les Emirats Arabes Unis du 21 au 29 janvier.

 

 

Parcours de la mission Bois Belleau (© MARINE NATIONALE)

Parcours de la mission Bois Belleau (© MARINE NATIONALE)

 

 

Flotte franco-américaine

 

 

Mais la grande nouveauté de cette mission, baptisée Bois Belleau en hommage à l’engagement américain pendant la première guerre mondiale, dont on commémore cette année le centenaire, a été précisément l’intégration de la TF 473 et d’un groupe aéronaval américain emmené par l’USS Harry S. Truman au sein d’une imposante force binationale. Ainsi, du 26 décembre au 2 février, les bâtiments français et américains ont conduit des opérations aéromaritimes et des entraînements avancés dans le golfe d’Oman et le golfe arabo-persique. Au cours de ces manœuvres, 600 catapultages pour 132 missions ont été effectués en commun, ainsi que 7 ravitaillements en vol et 2 appontages et catapultages croisés de F/A-18 Super Hornet  et de Rafale Marine. Des Hawkeye ont également réalisé un échange du même type, les appareils français manoeuvrant sur l’USS Harry S. Truman et leurs homologues américains faisant de même sur le Charles de Gaulle.

 

 

Super Hornet appontant sur le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE)

Super Hornet appontant sur le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE)

 

L'USS Harry S. Truman et le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE)

L'USS Harry S. Truman et le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE)

 

 

De nouveau à la mer dès le mois de mars

 

 

Alors que le Forbin et la Meuse ont précédé le porte-avions hier à l’entrée de la rade de Toulon, le Jean de Vienne ne reviendra à sa base que dans les prochains jours, ayant été affecté à une autre mission.

Après un petit mois de permission pour l’équipage, le Charles de Gaulle doit reprendre la mer dès le mois de mars pour effectuer des entrainements en Méditerranée. L’ « arrêt au stand » du bâtiment sera donc plus bref que d’habitude,  ce qui s’explique sans doute par le fait que la mission Bois Belleau a été aussi moins longue que les traditionnelles missions Agapanthe menées en océan Indien et qui durent généralement quatre mois. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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